
Refus de succession : comment ça se passe, étape par étape
Refus de succession : comment ça se passe, délai de 4 mois, formulaire Cerfa n°15828*05, conséquences sur les dettes et les héritiers. Guide complet 2026.

Refuser une succession consiste à renoncer formellement à son statut d'héritier en le déclarant au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. L'héritier dispose d'un délai de quatre mois après le décès pour réfléchir. Une fois la renonciation formalisée, il est réputé n'avoir jamais été héritier et n'est tenu d'aucune dette du défunt.
Un refus de succession, aussi appelé renonciation à succession, se passe en plusieurs étapes formelles : vous devez manifester votre volonté de façon expresse devant le tribunal judiciaire dans un délai de 4 mois après le décès, au moyen du formulaire Cerfa n°15828*05. Cette démarche produit un effet rétroactif : vous êtes réputé n'avoir jamais été héritier, et les biens comme les dettes du défunt passent aux héritiers suivants. Avant de vous lancer, mesurez bien les conséquences, car revenir en arrière reste possible mais sous conditions strictes.
En bref
- Le refus de succession doit être formalisé par le formulaire Cerfa n°15828*05 auprès du tribunal judiciaire.
- Le délai de réflexion est de 4 mois après le décès, mais peut être raccourci à 2 mois après une sommation.
- La renonciation a un effet rétroactif : le renonçant est réputé n'avoir jamais été héritier.
- Si tous les héritiers renoncent, le Domaine devient curateur et gère la succession vacante.
- La renonciation peut être révoquée dans les 10 ans si aucun autre héritier n'a accepté.
Qu'est-ce qu'un refus de succession et quand y recourir ?
Face à une succession, la loi offre trois options à chaque héritier : accepter purement et simplement, accepter à concurrence de l'actif net, ou renoncer. Le refus de succession, ou renonciation, consiste à déclarer que l'on ne veut pas hériter du défunt. Cette décision est personnelle, irrévocable en principe, et elle fait disparaître rétroactivement la qualité d'héritier.
En pratique, on envisage la renonciation quand le passif dépasse l'actif, c'est-à-dire quand les dettes du défunt dépassent la valeur des biens. Le mécanisme protège aussi les enfants : si un parent renonce, ses propres enfants ne sont pas automatiquement appelés à sa place, sauf représentation dans certains cas. Selon le site officiel service-public.gouv.fr (2026), renoncer signifie être « considéré comme n'ayant jamais été héritier ».
Avant de trancher, l'héritier doit peser les éventuelles dettes, les frais de notaire, et l'intérêt affectif ou matériel des biens. Une erreur classique consiste à croire que l'on peut simplement « ne rien faire » pour refuser : sans déclaration expresse, on risque d'être considéré comme acceptant tacitement.
Les 3 options face à une succession
La loi organise le choix de l'héritier autour de trois branches alternatives (article 768 du Code civil). L'acceptation pure et simple entraîne une responsabilité illimitée sur les dettes, même au-delà de la valeur des biens reçus. L'acceptation à concurrence de l'actif net limite cette responsabilité à hauteur de l'actif successoral. La renonciation, elle, écarte totalement l'héritier du partage. Le choix doit être fait en connaissance de cause, car chaque option produit des effets différents sur le patrimoine personnel de l'héritier.
Dans quels cas renoncer est envisagé (dettes, mésentente, protection des enfants)
Le motif le plus fréquent est la présence de dettes importantes : crédits impayés, dettes fiscales, dettes de loyers. Si le passif dépasse nettement l'actif, accepter reviendrait à devoir payer de sa poche. La mésentente familiale peut aussi pousser à renoncer pour éviter des conflits lors du partage. Enfin, un parent peut renoncer pour protéger ses enfants : si la succession est déficitaire, renoncer évite que les petits-enfants héritent des dettes par représentation, sauf s'ils sont eux-mêmes appelés en qualité d'héritiers directs.
Comment ça se passe concrètement quand un héritier refuse la succession ?
La renonciation à succession est une démarche formaliste. Elle ne peut pas se faire par simple déclaration verbale au notaire. L'héritier qui souhaite renoncer doit remplir le formulaire Cerfa n°15828*05, intitulé « Déclaration de renonciation à succession », et l'adresser ou le déposer au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession, c'est-à-dire du dernier domicile du défunt.
Le rôle du notaire, s'il est saisi, consiste à informer l'héritier des conséquences de son choix et à préparer les documents. Mais la déclaration finale relève du tribunal judiciaire. Aucun frais de notaire obligatoire n'est lié à la renonciation elle-même, même si des honoraires peuvent être facturés pour les conseils ou l'établissement de l'acte de notoriété.
Une fois la déclaration enregistrée au greffe, un récépissé est remis à l'héritier. Ce document prouve la renonciation et doit être conservé précieusement. La procédure prend généralement quelques semaines, le temps que le greffe traite le dossier.
Les documents et le formulaire Cerfa n°15828*05
Le formulaire Cerfa n°15828*05 est le document officiel permettant de renoncer à une succession. Il doit être complété avec précision : identité du défunt, identité de l'héritier renonçant, date du décès, lien de parenté. Des pièces justificatives sont à joindre : acte de décès, acte de naissance de l'héritier, et parfois un acte de notoriété. L'ensemble peut être déposé directement au greffe ou envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception.
Refus de succession sans notaire : est-ce possible ?
Oui, il est tout à fait possible de renoncer à une succession sans passer par un notaire. La loi n'impose pas l'intervention d'un notaire pour cette démarche. Le formulaire Cerfa n°15828*05 peut être téléchargé gratuitement sur service-public.gouv.fr et rempli seul. En revanche, si la succession comporte des biens immobiliers ou des comptes bancaires, le notaire reste utile pour établir l'acte de notoriété ou informer les autres héritiers. Pour plus de détails sur cette voie, consultez notre guide sur renoncer à une succession sans passer par un notaire.
Où et à qui envoyer la déclaration
La déclaration de renonciation doit être adressée au tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. Ce lieu correspond au dernier domicile du défunt, et non au domicile de l'héritier. L'envoi se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou par dépôt physique au greffe. Le greffe enregistre la déclaration et délivre un récépissé daté, qui fait foi de la date de renonciation.
Quel est le délai pour renoncer à une succession ?
L'héritier dispose d'un délai de réflexion de 4 mois à compter du jour du décès pour prendre sa décision, comme le rappelle la source blondeau.notaires.fr (2025). Pendant ce délai, il ne peut pas être contraint d'accepter ou de renoncer, sauf si un créancier du défunt ou un cohéritier le somme de prendre parti.
Après l'expiration de ce délai de 4 mois, si l'héritier n'a pas fait connaître son choix, un créancier de la succession peut lui adresser une sommation de prendre parti, par acte d'huissier. L'héritier dispose alors d'un nouveau délai de 2 mois pour se prononcer. À défaut de réponse dans ce nouveau délai, il est réputé acceptant pur et simple de la succession, ce qui peut avoir des conséquences lourdes sur son patrimoine.
En l'absence de toute sommation, l'héritier conserve la faculté de renoncer pendant 10 ans à compter de l'ouverture de la succession. Passé ce délai, il est définitivement considéré comme acceptant, sauf s'il justifie de circonstances particulières.
Le délai de réflexion de 4 mois
Ce délai de 4 mois, prévu par l'article 804 du Code civil, court à partir du jour du décès. Il permet à l'héritier de prendre connaissance de la situation successorale : inventorier les biens, évaluer les dettes éventuelles, consulter un notaire. Pendant ces 4 mois, l'héritier ne peut être forcé à accepter ou à renoncer, sauf si un créancier de la succession lui adresse une sommation. Ce délai est d'ordre public : il ne peut être ni prolongé ni raccourci par convention.
Que se passe-t-il après une sommation ?
La sommation de prendre parti est un acte formel adressé par un créancier du défunt ou un cohéritier. À compter de sa réception, l'héritier dispose de 2 mois pour opter. S'il ne répond pas dans ce délai, il est réputé acceptant pur et simple de la succession. Cette règle est sévère : elle transforme le silence en acceptation. Pour éviter ce piège, il est conseillé de répondre par écrit dans les meilleurs délais, en manifestant clairement son choix de renoncer via le formulaire Cerfa n°15828*05.
Cas pratique : calculer sa date limite pour renoncer
Prenons le cas de Marie, dont le père est décédé le 15 mars 2026. Le délai de réflexion de 4 mois expire le 15 juillet 2026. Jusqu'à cette date, elle peut renoncer sans pression. Le 20 avril 2026, un créancier de son père lui adresse une sommation de prendre parti. Marie dispose alors de 2 mois, soit jusqu'au 20 juin 2026, pour se prononcer. Si elle ne fait rien avant cette échéance, elle sera considérée comme acceptante pure et simple, et devra payer les dettes de son père, même si elles dépassent la valeur des biens. En revanche, sans sommation, elle aurait eu jusqu'au 15 mars 2036 pour renoncer.
Que deviennent les biens et les dettes après un refus de succession ?
La renonciation à succession produit un effet rétroactif : l'héritier renonçant est réputé n'avoir jamais été héritier depuis le jour du décès. Tous les biens du défunt ainsi que ses dettes sont transmis aux héritiers du rang suivant, ou aux héritiers appelés en représentation.
Si le renonçant avait des enfants, ceux-ci ne viennent pas automatiquement à sa place, sauf dans les cas où la représentation successorale s'applique (par exemple, si le renonçant était lui-même enfant du défunt). La règle générale est que la part du renonçant accroît aux autres héritiers de même rang, et à défaut, passe au rang suivant.
Si tous les héritiers connus renoncent à la succession, la succession est déclarée vacante. Le service des Domaines est alors désigné curateur par le tribunal judiciaire. Selon service-public.gouv.fr (2026), le Domaine est seul habilité à gérer les biens et les dettes du défunt, dans l'intérêt des créanciers et de l'État.
L'effet rétroactif de la renonciation
L'article 805 du Code civil précise que l'héritier qui renonce est censé n'avoir jamais été héritier. Cette fiction juridique a des conséquences importantes : le renonçant ne peut pas être poursuivi pour les dettes du défunt, mais il perd aussi tout droit sur les biens, y compris ceux qu'il aurait pu espérer recevoir. Les actes qu'il aurait accomplis entre le décès et la renonciation sont réputés non avenus, sauf s'ils constituent une acceptation tacite.
Qui hérite à sa place ? La représentation et les héritiers suivants
La dévolution successorale suit les règles des articles 731 et suivants du Code civil. Si un enfant renonce, sa part est répartie entre ses frères et sœurs ou, à défaut, passe aux héritiers du degré suivant (neveux, nièces, etc.). La représentation successorale permet aux descendants d'un héritier renonçant de venir à sa place, mais uniquement si le renonçant était lui-même descendant du défunt. Ainsi, un petit-fils peut hériter de son grand-père même si son père a renoncé, à condition que la représentation joue.
Si tous les héritiers renoncent : le rôle du Domaine
Lorsque tous les héritiers appelés renoncent, la succession devient vacante. Le tribunal judiciaire nomme alors le service des Domaines comme curateur, conformément à l'article 809 du Code civil. Le Domaine procède à l'inventaire des biens, paie les dettes dans la limite de l'actif, et vend les biens si nécessaire. Le solde éventuel est versé à l'État. Cette situation est rare, mais elle illustre que la renonciation collective n'éteint pas la succession : elle la transfère à un curateur public.
Qui paie les frais et les dettes en cas de refus de succession ?
La renonciation à succession ne génère en principe aucun frais obligatoire, hormis les frais d'envoi postal ou de déplacement. Le formulaire Cerfa n°15828*05 est gratuit. Si un notaire intervient pour conseiller ou établir des actes, ses honoraires sont à la charge de l'héritier renonçant, sauf convention contraire. Il est donc possible de renoncer sans payer de frais de notaire.
Quant aux dettes du défunt, le renonçant n'a pas à les payer. L'effet rétroactif le décharge totalement. En revanche, certaines dettes peuvent subsister à la charge d'autres personnes : par exemple, le conjoint survivant peut rester tenu de certaines dettes ménagères, ou les cautions personnelles du défunt demeurent engagées. La renonciation ne protège pas non plus contre les dettes nées de donations antérieures que l'héritier aurait reçues et qui sont rapportables à la succession.
Pour en savoir plus sur les frais de succession en général, consultez notre article comment hériter sans payer de frais de succession.
Frais de notaire et de démarche : qui règle quoi ?
Le coût d'un refus de succession est quasi nul si l'on procède seul. Le formulaire Cerfa n°15828*05 est téléchargeable gratuitement sur service-public.gouv.fr. L'envoi en recommandé coûte quelques euros. Si l'on fait appel à un notaire pour un conseil ou un acte de notoriété, ses honoraires sont libres et fixés en accord avec le client. Ils ne sont pas pris en charge par la succession, car le renonçant n'en fait plus partie.
Les dettes du défunt après renonciation
Une fois la renonciation enregistrée, le renonçant n'est plus tenu d'aucune dette du défunt, qu'il s'agisse de crédits, d'arriérés de loyer, d'impôts ou de dettes de jeu. Les créanciers du défunt doivent se tourner vers les autres héritiers ou, à défaut, vers le curateur. Attention toutefois : si l'héritier renonçant avait personnellement cautionné une dette du défunt de son vivant, il reste engagé en qualité de caution, indépendamment de la succession.
Erreur courante : les pièges qui font perdre le droit de renoncer
Le droit de renoncer à une succession peut se perdre de deux manières : par l'acceptation tacite résultant d'actes d'administration ou de disposition, ou par l'expiration du délai de sommation sans réponse. Ces pièges sont redoutables car l'héritier se retrouve engagé sans l'avoir voulu explicitement.
L'acceptation tacite est définie par l'article 782 du Code civil : tout acte qui implique l'intention d'accepter la succession, comme vendre un bien du défunt, encaisser des loyers, ou payer une dette du défunt avec les fonds de la succession, vaut acceptation pure et simple. Même un acte purement conservatoire, comme faire réparer une toiture pour éviter un dégât, peut être interprété comme une acceptation si l'héritier n'a pas déclaré agir en qualité d'héritier réservataire.
Le second piège est le silence après sommation. Lorsqu'un créancier somme l'héritier de prendre parti, celui-ci dispose de 2 mois pour répondre. S'il ne manifeste pas sa volonté de renoncer dans ce délai, il est réputé acceptant pur et simple. La conséquence est lourde : il devra payer les dettes du défunt sur son patrimoine personnel.
Les actes qui valent acceptation tacite
L'article 782 du Code civil dresse une liste non exhaustive d'actes qui peuvent caractériser une acceptation tacite : payer une dette de la succession avec ses propres deniers, vendre un bien successoral, signer un bail au nom de la succession, ou encore se comporter comme propriétaire des biens du défunt. Pour éviter ce piège, il est recommandé de ne toucher à aucun bien du défunt tant que l'on n'a pas formalisé sa renonciation, et de conserver une attitude purement passive.
Laisser passer le délai de sommation
Le délai de 2 mois suivant une sommation de prendre parti est un délai strict. Aucune prorogation n'est possible, sauf accord du juge. L'erreur classique consiste à croire que l'on a encore du temps, ou à oublier de répondre pensant que le silence équivaut à un refus. Or, en matière successorale, le silence après sommation vaut acceptation. La seule parade est de répondre dans le délai, par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant le formulaire Cerfa n°15828*05 dûment rempli.
Peut-on renoncer à une succession au profit d'un parent ou d'un enfant ?
La renonciation à succession est un acte abdicatif : elle ne permet pas de choisir à qui sa part reviendra. On ne peut pas renoncer « au profit » d'une personne déterminée. La part du renonçant suit les règles légales de dévolution : elle accroît aux autres héritiers de même rang, ou passe au degré suivant, ou joue la représentation.
Ainsi, si un enfant renonce à la succession de son père, sa part ne va pas automatiquement à son propre enfant (le petit-fils), sauf si la représentation s'applique, c'est-à-dire si le renonçant était lui-même descendant du défunt. Dans ce cas, les petits-enfants viennent en représentation de leur auteur renonçant. Mais si le renonçant est un frère ou une sœur, ses enfants ne sont pas appelés en représentation, car la représentation n'existe qu'en ligne directe descendante.
Pour transmettre sa part à un proche précis, l'héritier ne peut pas utiliser la renonciation. Il devrait accepter la succession puis faire une donation, ce qui entraîne des frais et une fiscalité spécifique.
Peut-on revenir sur sa décision après avoir renoncé ?
En principe, la renonciation à succession est irrévocable. Toutefois, l'article 807 du Code civil ouvre une possibilité de rétractation dans des conditions strictes. L'héritier qui a renoncé peut revenir sur sa décision tant que le délai de 10 ans à compter de l'ouverture de la succession n'est pas expiré, et à condition qu'aucun autre héritier n'ait entre-temps accepté la succession.
Cette rétractation doit être expresse et formulée dans les mêmes formes que la renonciation, c'est-à-dire par déclaration au greffe du tribunal judiciaire. Elle n'est possible que si les droits du renonçant n'ont pas été transmis à un tiers et si la situation successorale n'a pas été définitivement réglée. En pratique, cette faculté est rarement utilisée, car il faut agir vite et avant que les autres héritiers n'aient pris position.
Sources
Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.
Questions sur la succession
Comment ça se passe si un héritier refuse la succession ?
L'héritier qui refuse remplit le formulaire Cerfa n°15828*05 et l'envoie au tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. Une fois la déclaration enregistrée, il est réputé n'avoir jamais été héritier. Les biens et les dettes du défunt passent alors aux héritiers suivants ou, si tous renoncent, au Domaine comme curateur.
Qui paie les frais de notaire en cas de refus de succession ?
La renonciation ne nécessite pas l'intervention d'un notaire. Si un notaire est consulté, ses honoraires sont à la charge de l'héritier renonçant. Les frais de dossier au tribunal sont gratuits, seul l'envoi recommandé coûte quelques euros.
Qu'est-ce qui se passe quand on refuse une succession ?
Le renonçant est considéré comme n'ayant jamais été héritier. Il ne reçoit aucun bien, mais n'est tenu d'aucune dette du défunt. Sa part est dévolue aux autres héritiers selon les règles légales, ou à l'État si la succession devient vacante.
Quel est le délai pour renoncer à une succession ?
L'héritier dispose de 4 mois après le décès pour réfléchir. Ensuite, si un créancier le somme de prendre parti, il a 2 mois pour répondre, à défaut il est réputé acceptant. Sans sommation, il peut renoncer pendant 10 ans.
Fiches associées

Attestation de renonciation à une succession : 3 étapes
Découvrez comment puis-je obtenir une attestation de renonciation à une succession : démarches concrètes, délais, tribunal compétent et erreurs à éviter.


Droits de succession avec usufruit : qui paie vraiment
Droits de succession avec usufruit : qui paie, sur quelle valeur et selon quel barème ? Guide clair sur la répartition entre usufruitier et nu-propriétaire

