Renoncer à une succession sans notaire : procédure officielle, formulaire
Oui, il est possible de renoncer à une succession sans notaire via le formulaire cerfa 14037. Découvrez la procédure exacte, les délais, les coûts

Oui, il est possible de renoncer à une succession sans notaire. La démarche s'effectue gratuitement en remplissant le formulaire Cerfa 14037*02 et en le déposant au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt, accompagné des justificatifs requis (acte de décès, pièce d'identité).
Il est tout à fait possible de renoncer à une succession sans notaire en France. Cette démarche, encadrée par le Code civil, s'effectue par une déclaration expresse au greffe du tribunal judiciaire compétent, au moyen d'un formulaire spécifique. Cette procédure permet à un héritier de se décharger des dettes du défunt sans engager de frais notariaux, mais elle impose de respecter des délais et un formalisme précis pour être valide.
Oui, renoncer à une succession sans notaire est légalement possible
Lorsqu'une succession s'ouvre, la loi n'impose pas toujours le recours à un notaire pour formaliser son choix. Pour l'acte de renonciation, la procédure peut être menée directement par l'héritier auprès du tribunal. Le Code civil est clair : la renonciation ne se présume jamais (article 804 du Code civil, Legifrance). Elle doit résulter d'une démarche volontaire et explicite. Avant d'agir, il est essentiel de comprendre les trois voies qui s'offrent à tout héritier, connues sous le nom d'option successorale.
Cette option, prévue à l'article 768 du Code civil, est un droit fondamental qui permet de choisir l'issue la plus adaptée à sa situation personnelle et à l'état du patrimoine du défunt, notamment lorsque des dettes importantes sont suspectées. Chaque choix a des conséquences juridiques et financières radicalement différentes, et une fois l'acceptation pure et simple formalisée, il n'est plus possible de revenir en arrière.
Les trois options successorales : acceptation, acceptation à concurrence de l'actif net, renonciation
Face à un héritage, la loi offre trois possibilités distinctes à chaque héritier :
- L'acceptation pure et simple : L'héritier reçoit sa part d'actif et est tenu de payer les dettes du défunt, même si elles dépassent la valeur des biens hérités. C'est un engagement sur son propre patrimoine.
- L'acceptation à concurrence de l'actif net : C'est une voie médiane. L'héritier reçoit sa part d'héritage mais n'est tenu de payer les dettes qu'à hauteur de la valeur des biens qu'il recueille. Son patrimoine personnel est protégé. Cette procédure est plus complexe et impose un inventaire notarié.
- La renonciation : L'héritier est considéré comme n'ayant jamais hérité. Il ne reçoit aucun bien et n'est redevable d'aucune dette. C'est l'option la plus simple lorsque la succession est manifestement déficitaire.
Ce que dit exactement le Code civil (articles 804 à 808)
La renonciation est strictement encadrée. L'article 804 du Code civil précise que pour être opposable aux créanciers, elle doit être adressée ou déposée au greffe du tribunal judiciaire dans le ressort duquel la succession s'est ouverte. Les articles suivants, jusqu'à 808, détaillent les effets de cette renonciation. Notamment, l'héritier renonçant est réputé n'avoir jamais eu la qualité d'héritier. Sa part revient alors à ses représentants (ses enfants, par exemple) ou, à défaut, à ses cohéritiers. S'il est le seul héritier, sa part est dévolue à l'État. La loi organise ainsi une transmission claire et sécurisée du patrimoine, même en cas de refus d'un successible.
Démarches pour renoncer à une succession : la procédure pas à pas
Pour refuser un héritage sans l'intervention d'un officier public, une procédure administrative simple doit être suivie scrupuleusement. L'héritier doit manifester sa volonté de manière non équivoque auprès de l'institution judiciaire. Cette démarche assure que la décision est enregistrée officiellement et devient opposable à tous, notamment aux créanciers du défunt qui ne pourront plus se retourner contre l'héritier renonçant. La procédure se décompose en trois étapes : l'obtention et le remplissage du formulaire adéquat, son dépôt au tribunal, et la collecte des pièces justificatives obligatoires.
💡 À noter : La renonciation peut également être exprimée directement au cours d'un procès si des créanciers de la succession vous poursuivent en justice pour obtenir le paiement de leurs créances.
Le formulaire Cerfa 14037 : où le trouver et comment le remplir
Le document officiel pour formaliser votre refus est le formulaire Cerfa n° 14037*02, intitulé « Renonciation à succession par une personne majeure ». Il est facilement accessible et téléchargeable gratuitement sur le site du service public (service-public.fr). Le formulaire est relativement simple à compléter. Il demande des informations sur l'identité du défunt (nom, prénoms, date et lieu du décès), son dernier domicile, ainsi que votre propre identité et votre lien de parenté avec la personne décédée. Veillez à le remplir lisiblement, sans ratures, et à le signer. Toute erreur ou omission pourrait entraîner un retard dans le traitement de votre dossier.
Déposer la déclaration au greffe du tribunal judiciaire
Une fois le formulaire Cerfa complété et signé, il doit être déposé ou envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. Ce lieu correspond au dernier domicile officiel du défunt. Cette juridiction est la seule compétente pour enregistrer votre renonciation. Le greffe inscrira alors votre déclaration sur un registre spécial, ce qui rendra votre décision officielle et publique. Vous recevrez en retour un récépissé attestant de l'enregistrement de votre renonciation. Conservez précieusement ce document.
Vous recevrez en retour un récépissé attestant de l'enregistrement de votre renonciation. Conservez précieusement ce document, car il constitue une preuve officielle de votre démarche. Pour plus de détails sur ce document, consultez notre article sur le récépissé de renonciation à succession : délai et démarches.
Pièces justificatives à joindre
Pour que votre dossier soit complet et recevable par le greffe, vous devez joindre plusieurs documents au formulaire de renonciation. Cette liste est impérative :
- Une copie intégrale de l'acte de décès du défunt.
- Un justificatif d'identité en cours de validité (copie de votre carte d'identité ou de votre passeport).
- Une copie intégrale de votre acte de naissance, datant de moins de 3 mois.
La réunion de ces documents est une étape préalable indispensable. Assurez-vous d'avoir des copies de bonne qualité pour éviter tout rejet de votre demande par le greffe du tribunal.
Délais pour renoncer : combien de temps avez-vous ?
Le temps pour prendre une décision est encadré par la loi. Un héritier ne peut pas rester indéfiniment dans l'incertitude. La législation a prévu des délais pour exercer son option successorale, afin de ne pas bloquer le règlement de la succession et de sécuriser la situation des créanciers et des autres héritiers. Ces délais varient selon que l'héritier est contraint ou non de se prononcer. Il est crucial de les connaître, car leur expiration peut entraîner des conséquences irréversibles. Pour une analyse détaillée, consultez notre guide sur le délai maximum pour renoncer à une succession.
Le délai de 4 mois avant toute mise en demeure
À compter de l'ouverture de la succession (le jour du décès), vous disposez d'un délai de quatre mois pour exercer votre option successorale (accepter, accepter à concurrence de l'actif net ou renoncer). Pendant cette période, personne ne peut vous contraindre à faire un choix. C'est un délai de réflexion. Passé ces quatre mois, un créancier de la succession, un cohéritier, ou même l'État, peut vous sommer, par acte d'huissier, de prendre une décision. Vous disposez alors de deux mois supplémentaires pour vous prononcer. Sans réponse de votre part, vous serez considéré comme ayant accepté purement et simplement la succession.
Jusqu'à 10 ans : la prescription du droit d'accepter
Si personne ne vous contraint à faire un choix, le droit d'opter pour une succession se prescrit par dix ans à compter de l'ouverture de la succession. Au-delà de ce délai, si vous n'avez pris aucune décision, vous êtes réputé avoir renoncé à la succession. Cette prescription de dix ans est le délai butoir. Il est donc possible de renoncer à une succession plusieurs années après le décès, tant que ce délai n'est pas écoulé et que vous n'avez accompli aucun acte valant acceptation tacite (comme vendre un bien du défunt). Attention, une renonciation à succession hors délai après une sommation peut avoir de lourdes conséquences.
Peut-on revenir sur sa renonciation ?
Oui, la renonciation n'est pas toujours irrévocable. L'article 807 du Code civil, issu de la loi du 23 juin 2006, le permet. Tant que le délai de prescription de dix ans n'est pas écoulé, l'héritier renonçant peut revenir sur sa décision et finalement accepter la succession. Cependant, cette révocation n'est possible qu'à une double condition :
- La succession ne doit pas avoir été déjà acceptée par un autre héritier.
- L'État ne doit pas avoir déjà été envoyé en possession des biens (en l'absence d'autres héritiers).
Cette acceptation tardive ne peut être que pure et simple. Elle ne peut pas porter préjudice aux droits que des tiers auraient acquis sur les biens de la succession entre-temps.
Combien coûte un refus de succession sans notaire ?
L'un des principaux attraits de la renonciation sans notaire est son aspect économique. Lorsque les dettes sont le principal motif du refus, il est logique de vouloir minimiser les frais liés à cette démarche. La procédure directe auprès du tribunal est conçue pour être accessible et peu coûteuse. Cependant, il est important de distinguer les frais incompressibles, même s'ils sont minimes, du coût d'une prestation de conseil et de rédaction d'acte qui, elle, reste facultative. Évaluer le coût total permet de faire un choix éclairé entre une démarche autonome et un accompagnement par un professionnel du droit.
Frais de greffe : ce que vous payez réellement
La procédure de renonciation en elle-même est gratuite. Le dépôt de la déclaration au greffe du tribunal judiciaire ne donne lieu à la perception d'aucun frais de justice. Les seuls coûts à prévoir sont ceux liés à l'obtention des pièces justificatives obligatoires : la copie intégrale de l'acte de décès et de votre acte de naissance. Ces documents sont généralement délivrés gratuitement par les mairies, que la demande soit faite en ligne ou sur place. Les seuls frais potentiels seraient les coûts d'affranchissement si vous choisissez d'envoyer votre dossier par courrier recommandé.
Acte notarié facultatif : quand cela vaut-il la peine ?
Bien que la loi ne l'impose pas, vous pouvez tout à fait choisir de faire établir votre déclaration de renonciation par un notaire. Selon capretraite.fr (2026), l'acte notarié reste une option. Cela peut être pertinent si la situation est complexe, si vous craignez de faire une erreur ou si vous souhaitez simplement déléguer la démarche. Le notaire rédigera alors un acte authentique de renonciation et se chargera de le transmettre au tribunal. Cette prestation a un coût : il faut compter en moyenne entre 150 € et 300 € pour un tel acte. C'est un choix qui apporte une sécurité juridique supplémentaire mais qui n'est pas obligatoire pour la validité de la renonciation. Pour comprendre le rôle et frais du notaire en succession, notre guide dédié peut vous éclairer.
Pour comprendre l'ensemble des frais associés et savoir combien coûte un notaire pour une succession, notre guide détaillé vous fournira toutes les informations nécessaires.
Cas pratique chiffré : héritier face à des dettes supérieures à l'actif
Pour illustrer concrètement l'intérêt de la renonciation, il est utile de se pencher sur un cas pratique. La décision de refuser un héritage n'est jamais prise à la légère ; elle est le plus souvent la conséquence d'une analyse rationnelle de la situation financière laissée par le défunt. Comparer l'actif (les biens, les économies) et le passif (les dettes) est l'étape cruciale. Cette évaluation permet de déterminer si l'héritage représente une opportunité ou un fardeau financier. C'est à la lumière de ce bilan que l'héritier peut choisir l'option successorale la plus protectrice pour son propre patrimoine.
Scénario : succession déficitaire, que faire ?
Prenons le cas de Sophie, qui hérite de son père. Après le décès, elle découvre la situation financière suivante :
- Actif successoral : Un compte bancaire avec 8 000 €, une voiture estimée à 4 000 €. Total de l'actif : 12 000 €.
- Passif successoral : Un crédit à la consommation non remboursé de 15 000 €, des impôts impayés pour 2 500 € et des factures courantes de 500 €. Total du passif : 18 000 €.
Le bilan est simple : la succession est déficitaire de 6 000 € (12 000 € - 18 000 €). Si Sophie accepte purement et simplement, elle devra non seulement utiliser la totalité de l'actif pour payer les créanciers, mais aussi puiser 6 000 € dans ses propres économies. La renonciation est ici la solution la plus logique pour se protéger.
Renonciation ou acceptation à concurrence de l'actif net : le bon choix selon le profil
Face à ce déficit, la renonciation pure et simple est la voie la plus évidente pour Sophie. Elle remplit le formulaire Cerfa 14037 et le dépose au tribunal. Elle ne touchera rien, mais elle ne paiera rien non plus.
⚠️ Attention : L'article de loi (Legifrance LEGISCTA000006150535) stipule que l'héritier qui accepte purement et simplement ne peut plus renoncer.
Imaginons maintenant une nuance : Sophie a des doutes. Elle pense qu'il existe peut-être un contrat d'assurance-vie ou un autre actif caché, mais n'en a pas la preuve. Dans ce cas, l'acceptation à concurrence de l'actif net (prévue par l'article 768 du Code civil) pourrait être une meilleure stratégie. Cette option lui permettrait de ne rembourser les dettes que dans la limite des 12 000 € d'actif. Si un actif inconnu apparaît plus tard, elle pourra en bénéficier. Cette option est plus lourde (inventaire obligatoire), mais elle offre une protection en cas d'incertitude sur l'étendue réelle du patrimoine.
Conséquences de renoncer à une succession : ce que vous perdez (et gagnez)
Renoncer à une succession est un acte juridique fort qui modifie l'ordre des héritiers et a des conséquences importantes tant pour le renonçant que pour sa famille et les créanciers du défunt. La loi considère l'héritier qui renonce comme s'il n'avait jamais existé dans la ligne successorale. Cette fiction juridique a pour but de clarifier la situation et de permettre une transmission rapide et sans équivoque du patrimoine aux héritiers suivants. Comprendre ces effets en cascade est essentiel avant de signer le formulaire de renonciation.
Le principal effet de la renonciation est la libération totale du paiement des dettes. En contrepartie, l'héritier perd tout droit sur les biens de la succession. Il ne peut prétendre ni à un meuble, ni à une somme d'argent, ni à un bien immobilier. Cette décision doit être mûrement réfléchie, car elle impacte directement la composition du patrimoine familial.
Qui hérite en cas de renonciation à succession ?
Lorsqu'un héritier renonce, sa part n'est pas "perdue" mais redistribuée selon des règles précises. La loi prévoit un mécanisme de représentation successorale :
- Si le renonçant a des enfants : Ce sont eux qui héritent à sa place, pour sa part. Ils se partagent alors la part d'héritage (et les dettes associées) que leur parent a refusée. Ils devront à leur tour faire leur propre choix d'option successorale.
- Si le renonçant n'a pas de descendants : Sa part est attribuée aux autres héritiers du même rang que lui (ses frères et sœurs, par exemple). Leurs parts respectives augmentent en proportion.
- Si le renonçant est le seul héritier de son rang et n'a pas de descendants : Sa part est dévolue aux héritiers du rang suivant (ses oncles et tantes, par exemple).
- S'il n'y a plus aucun héritier connu : La succession est dite "vacante" et revient à l'État.
Renoncer au profit d'un enfant ou d'un parent : mécanisme de représentation
Il est courant qu'un parent renonce à une succession pour que ses propres enfants en bénéficient directement. Par exemple, une personne hérite de ses parents et, ayant déjà un patrimoine confortable, renonce pour que ses enfants héritent directement de leurs grands-parents. Ce mécanisme est parfaitement légal : il s'agit de l'application de la représentation successorale. Ce n'est pas une "renonciation au profit de" quelqu'un, car on ne peut pas désigner le bénéficiaire de sa renonciation. La loi l'impose. Cela peut être fiscalement intéressant, car les abattements fiscaux des petits-enfants s'appliquent alors directement. Chaque enfant du renonçant devra individuellement accepter ou refuser la part qui lui revient.
L'erreur à ne pas commettre : confondre renonciation courante et renonciation anticipée (RAAR)
La simplicité de la renonciation post-décès sans notaire peut masquer une confusion fréquente avec un autre acte juridique, dont le nom est proche mais le régime totalement différent. Il s'agit de la renonciation anticipée à l'action en réduction (RAAR). Cette confusion est une erreur classique qui peut avoir de graves conséquences, car elle peut rendre l'acte de renonciation nul et sans effet s'il n'est pas réalisé dans les formes requises. Il est donc impératif de bien distinguer les deux situations. L'une se passe après le décès et concerne un héritage déjà ouvert, l'autre se fait du vivant d'une personne et porte sur une succession future.
Qu'est-ce que la RAAR et pourquoi le notaire est ici obligatoire ?
La RAAR est un acte par lequel un héritier dit "réservataire" (un enfant, par exemple) renonce à l'avance, du vivant de ses parents, à contester une donation ou un legs qui pourrait empiéter sur sa part minimale d'héritage garantie par la loi (la réserve héréditaire). Cet acte est encadré par l'article 929 du Code civil (Legifrance LEGISCTA000006165579). Contrairement à la renonciation à une succession déjà ouverte, la RAAR est un acte grave qui déroge au principe d'interdiction des pactes sur succession future. C'est pourquoi la loi impose un formalisme très strict : elle doit obligatoirement être reçue par deux notaires. L'omission de cette formalité entraîne la nullité absolue de l'acte. Il est donc impossible de faire une RAAR sans notaire.
Autres cas où le notaire reste indispensable (bien immobilier, testament enregistré, conflit entre héritiers)
Au-delà du cas spécifique de la RAAR, le recours à un notaire redevient indispensable dans plusieurs situations successorales, même pour simplement renoncer. Si vous ignorez ces exceptions, votre démarche de renonciation pourrait être bloquée ou inefficace.
- Présence d'un bien immobilier : Dès qu'un bien immobilier (maison, appartement, terrain) figure dans la succession, l'intervention d'un notaire est obligatoire pour rédiger l'attestation de propriété immobilière.
- Existence d'un testament ou d'une donation entre époux : Le notaire est nécessaire pour ouvrir et faire enregistrer un testament ou pour faire appliquer une donation au dernier vivant.
- Conflit entre héritiers : En cas de désaccord, le notaire joue un rôle de médiateur et d'expert pour trouver une solution. À défaut, le tribunal devra être saisi.
Dans ces cas complexes, il est important de bien comprendre l'ensemble des frais de notaire pour une succession afin d'éviter toute surprise.
Pour plus de détails, consultez notre article sur les cas où le recours au notaire est obligatoire.
Récapitulatif : renonciation avec ou sans notaire selon votre situation
Le choix de recourir ou non à un notaire pour renoncer à une succession dépend entièrement de la nature et de la complexité du patrimoine du défunt, ainsi que des relations entre les héritiers. Pour y voir plus clair, voici un tableau synthétique qui récapitule les situations les plus courantes et la marche à suivre. Cette synthèse vous aidera à identifier rapidement si une démarche autonome est envisageable ou si l'accompagnement d'un professionnel est juridiquement requis ou simplement recommandé pour sécuriser votre décision.
📌 Important : Ce tableau est un guide général. Chaque situation est unique. En cas de doute, l'avis d'un professionnel du droit (notaire ou avocat) est toujours une précaution utile.
| Situation | Notaire obligatoire ? | Démarche à suivre |
|---|---|---|
| Succession simple (mobilière) | Non | Dépôt du Cerfa 14037 au greffe du tribunal judiciaire. |
| Succession avec un bien immobilier | Oui | Le notaire est indispensable pour gérer la succession, même pour y renoncer. |
| Testament ou donation enregistré(e) | Oui | Le notaire doit intervenir pour l'ouverture du testament ou l'application de la donation. |
| Conflit entre les héritiers | Recommandé/Oui | Le notaire est conseillé pour la médiation. Il devient obligatoire si le litige va au tribunal. |
| Renonciation Anticipée (RAAR) | Oui (deux notaires) | Acte authentique obligatoire, sous peine de nullité de la renonciation. |
Points clés
- La renonciation à une succession sans notaire est possible via une déclaration au greffe du tribunal.
- Le formulaire officiel à utiliser est le Cerfa n°14037*02.
- La renonciation est gratuite (hors coût des documents), mais le recours à un notaire reste une option payante.
- Un héritier dispose d'un délai de base de 4 mois pour choisir, mais ce droit s'éteint après 10 ans.
- Il ne faut pas confondre la renonciation classique post-décès et la renonciation anticipée (RAAR), qui exige un acte notarié.
Sources
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.fr
Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.
Questions sur la succession
Quelles sont les démarches pour renoncer à une succession ?
Pour renoncer à une succession, il faut remplir le formulaire Cerfa 14037*02 et le déposer ou l'envoyer au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt. Vous devrez y joindre une copie intégrale de l'acte de décès, un justificatif d'identité et un acte de naissance.
Quels sont les coûts à prévoir pour renoncer à une succession ?
La démarche de renonciation sans notaire est en principe gratuite. Seuls des frais minimes pour l'obtention des pièces justificatives (acte de décès, acte de naissance) sont à prévoir. Le recours facultatif à un notaire pour un acte de renonciation engendre des honoraires, généralement entre 150 € et 300 €.
Quelles sont les conséquences de renoncer à une succession ?
En renonçant à une succession, vous êtes considéré comme n'ayant jamais été héritier. Vous ne recevez aucun bien mais n'êtes tenu de payer aucune dette du défunt. Votre part revient alors à vos propres héritiers (par représentation) ou aux autres héritiers du même rang.
Quelles sont les conditions pour qu'une succession soit réalisée sans notaire ?
Une succession peut être réalisée sans notaire si l'actif successoral ne comprend aucun bien immobilier, s'il n'existe ni testament ni donation entre époux, et si la valeur totale des biens est inférieure à 5 000 €. Tous les héritiers doivent également être d'accord.
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