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Carte d'installation des notaires 2026-2031 : ce qui change
Notaire

Carte d'installation des notaires pour la période 2026-2031 : guide complet

Tout comprendre sur la carte d'installation des notaires 2026-2031 : zones ouvertes, procédure de nomination, tirage au sort et impact concret

Laura ColletLaura Collet 14 min de lecture

La carte d'installation des notaires 2026-2031 est un outil réglementaire qui délimite les zones géographiques où de nouveaux offices notariaux peuvent être créés. Issue de la loi Macron du 6 août 2015, elle classe le territoire en trois catégories : zones d'installation libre, zones contrôlées et zones d'interdiction : pour une période quinquennale renouvelée.

La carte d'installation des notaires 2026-2031 détermine les zones du territoire français où de nouveaux offices peuvent être créés durant les cinq prochaines années. Ce mécanisme, instauré par la loi Macron de 2015, vise à rééquilibrer l'offre notariale sur le territoire tout en maintenant un maillage de qualité. Comprendre son fonctionnement permet d'anticiper l'arrivée d'un nouvel office près de chez soi et d'en mesurer les effets concrets sur l'accès au service notarial.

Comparatif en un coup d'œil

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Type de zoneCréation d'officeCritères d'appréciationProcédure applicable
Zone d'installation libreEncouragéeBesoins notariaux non couverts (densité faible, délais longs, éloignement géographique)Dépôt de dossier, avis du CSN, tirage au sort si candidatures multiples, arrêté ministériel
Zone d'installation contrôléeLimitéeOffre globalement suffisante ; le candidat doit prouver un besoin résiduel non satisfaitDossier renforcé avec démonstration du besoin spécifique, examen approfondi par le ministère
Zone d'interdictionImpossibleDensité notariale supérieure aux seuils de référence fixés par l'Autorité de la concurrenceAucune candidature recevable pendant la période quinquennale 2026-2031

Qu'est-ce que la carte d'installation des notaires ?

La carte d'installation des notaires est un découpage du territoire français qui fixe, pour une période de cinq ans, les zones dans lesquelles la création de nouveaux offices notariaux est autorisée, limitée ou interdite. Elle constitue l'outil central de régulation de la profession notariale depuis la loi n° 2015-990 du 6 août 2015, dite loi Macron.

Ce texte a profondément réformé l'accès aux professions réglementées du droit. Avant 2015, le numerus clausus limitait strictement le nombre de notaires par zone. La loi Macron a introduit un principe de liberté d'installation encadrée : désormais, des notaires peuvent s'installer là où les besoins ne sont pas satisfaits, sous réserve de respecter une procédure de nomination précise.

L'Autorité de la concurrence joue un rôle consultatif dans l'élaboration de cette carte. Elle émet des recommandations fondées sur des critères objectifs : densité de notaires par habitant, délais de rendez-vous, évolution démographique, activité économique locale. Le ministre de la Justice arrête la carte définitive après avoir pris connaissance de ces avis.

Concrètement, deux cartes coexistent pour les professions réglementées du droit. Selon le rapport annuel 2025 publié sur vie-publique.fr le 16 juillet 2026, l'approche retenue pour la période à venir se fait « profession par profession ». Les commissaires de justice disposent ainsi de leur propre carte quinquennale, distincte de celle des notaires. Chaque profession fait l'objet d'une évaluation spécifique de ses besoins territoriaux.

Pourquoi une carte par période de 5 ans ?

La périodicité quinquennale répond à une logique d'équilibre. Cinq ans permettent d'observer des tendances démographiques et économiques significatives sans figer le paysage notarial trop longtemps. La précédente carte couvrait la période 2021-2025. La nouvelle carte 2026-2031 actualise les données de terrain : des zones autrefois saturées peuvent désormais manquer de notaires, et inversement.

Ce rythme quinquennal laisse aussi aux professionnels le temps de mener à bien leur projet d'installation. Monter un office notarial demande des investissements importants et une visibilité à moyen terme. Un candidat qui obtient sa nomination en 2027 sait qu'il dispose d'un cadre stable jusqu'en 2031 pour développer son activité.

Quel organisme établit la carte ?

L'élaboration de la carte relève d'un processus conjoint. Le ministre de la Justice signe l'arrêté qui fixe officiellement les zones, sur proposition de l'Autorité de la concurrence. Le Conseil supérieur du notariat (CSN) est consulté et peut transmettre ses observations. Cette procédure garantit que la carte prend en compte à la fois les besoins du public et les réalités de la profession.

L'arrêté ministériel est publié au Journal officiel. Il contient la liste exhaustive des communes ou bassins de vie classés dans chaque catégorie de zone. Les candidats à l'installation peuvent s'y référer pour savoir où déposer leur dossier.

La carte 2026-2031 : ce que prévoit le rapport annuel 2025

Le rapport annuel 2025 des professions réglementées, publié le 16 juillet 2026 sur vie-publique.fr, apporte un éclairage sur la méthodologie retenue pour la carte 2026-2031. Ce document confirme une approche « profession par profession », chaque métier du droit faisant l'objet d'une évaluation distincte de ses besoins territoriaux.

Pour les notaires, la carte 2026-2031 reconduit le principe instauré depuis 2015 : adapter l'offre de services à la demande réelle, en tenant compte des spécificités locales. Le rapport souligne que l'analyse porte sur plusieurs indicateurs : le nombre d'offices existants, leur répartition géographique, le volume d'actes traités, les délais moyens de rendez-vous et les évolutions de population.

Cette nouvelle carte intervient dans un contexte de transformation de la profession. La dématérialisation des actes, la visioconférence pour certains rendez-vous et le développement de services en ligne modifient progressivement les habitudes. La carte 2026-2031 intègre ces évolutions sans remettre en cause le maillage territorial de proximité, qui reste un pilier du service public notarial.

Zones ouvertes, contrôlées, interdites : quelles différences ?

La carte distingue trois catégories de zones. Les zones d'installation libre sont celles où les besoins sont avérés et où la création de nouveaux offices est encouragée. Un notaire peut y déposer une candidature, qui sera examinée puis validée par arrêté ministériel si elle satisfait aux conditions requises.

Les zones d'installation contrôlée correspondent à des territoires où l'offre notariale est jugée globalement suffisante. L'ouverture d'un nouvel office y reste possible, mais dans des conditions plus restrictives : le candidat doit démontrer qu'un besoin spécifique n'est pas couvert par les offices existants.

Les zones d'interdiction sont les secteurs où la densité notariale dépasse les seuils de référence. Aucune création d'office n'y est autorisée pendant la période quinquennale. Ces zones se trouvent généralement dans les centres-villes de grandes agglomérations déjà fortement dotés.

Commissaires de justice et notaires : deux cartes quinquennales distinctes

Le rapport annuel 2025 mentionne explicitement une carte quinquennale pour les commissaires de justice, couvrant la période 2025-2029. Cette mention confirme que chaque profession réglementée du droit fait l'objet d'un traitement spécifique, avec son propre calendrier et ses propres critères d'évaluation.

Ne pas confondre ces deux cartes est fondamental. Les commissaires de justice : issus de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires en 2022 : obéissent à des logiques d'implantation différentes. Leurs zones d'installation ne se superposent pas nécessairement à celles des notaires. Un territoire classé en zone libre pour les commissaires de justice peut être classé en zone contrôlée pour les notaires.

L'essentiel

  • La carte 2026-2031 reconduit le principe de liberté d'installation encadrée introduit par la loi Macron de 2015
  • Trois catégories de zones coexistent : installation libre, installation contrôlée et interdiction, selon les besoins locaux
  • La nomination d'un notaire reste subordonnée à un arrêté ministériel, même en zone d'installation libre
  • Les tarifs notariaux réglementés ne sont pas concernés par la carte : seul l'accès géographique au service évolue
  • Un particulier peut changer de notaire si un nouvel office ouvre près de chez lui, mais des frais supplémentaires s'appliquent

Comment un notaire obtient-il une nomination dans une zone ouverte ?

La procédure de nomination d'un notaire dans une zone d'installation libre suit un cheminement rigoureux, encadré par le ministère de la Justice. Contrairement à une idée répandue, l'ouverture d'une zone ne signifie pas qu'un notaire peut s'y installer du jour au lendemain sans formalité.

Le candidat commence par constituer un dossier complet, déposé auprès de la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la Justice. Ce dossier comprend un business plan détaillé, une étude de marché locale, les éléments de financement du projet et les qualifications professionnelles du candidat.

Le Conseil supérieur du notariat examine ensuite le dossier et émet un avis consultatif. Le dossier est également transmis au procureur général près la cour d'appel territorialement compétente, qui vérifie la moralité du candidat et l'absence de condamnations incompatibles avec l'exercice notarial.

Si plusieurs candidats postulent pour la même zone, un tirage au sort est organisé pour départager les candidatures recevables. L'issue de cette procédure détermine l'ordre d'examen des dossiers. Le ministre de la Justice prend ensuite un arrêté de nomination, publié au Journal officiel. Le nouveau notaire peut alors prêter serment et ouvrir son office.

Le tirage au sort (horodatage) : quand s'applique-t-il ?

Lorsque plusieurs notaires déposent une candidature en même temps pour une même zone d'installation, le ministère de la Justice recourt au mécanisme d'horodatage. Ce système, dont les modalités ont été précisées pour 2026, consiste à enregistrer électroniquement la date et l'heure précise de réception de chaque dossier complet.

Le tirage au sort intervient quand plusieurs candidatures arrivent dans un intervalle de temps si resserré qu'il est impossible de les départager chronologiquement. Le notaire tiré au sort voit son dossier examiné en priorité. Les autres candidats conservent leur place dans l'ordre du tirage et peuvent être nommés si le premier dossier est rejeté.

💡 À noter : pour comprendre en détail le fonctionnement de l'horodatage et les dates clés de 2026, consultez notre guide sur l'horodatage notaire 2026 : procédure et dates.

Délais et recours possibles après la décision

Le délai de traitement d'une candidature varie selon la complexité du dossier et le nombre de postulants. Le ministère de la Justice dispose de moyens pour instruire les demandes, mais aucun délai légal impératif n'encadre la durée d'examen. En pratique, quelques mois s'écoulent entre le dépôt du dossier et la publication de l'arrêté de nomination.

Un candidat dont la demande est rejetée peut former un recours devant le tribunal administratif compétent dans un délai de deux mois suivant la notification du refus. Ce recours doit démontrer une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation. Le juge contrôle la légalité de la décision ministérielle sans se substituer à l'appréciation de l'administration sur l'opportunité de la nomination.

Cas pratique : un particulier face à l'ouverture d'un nouvel office notarial près de chez lui

Imaginons une famille résidant dans une commune rurale de 4 000 habitants, située à trente kilomètres du premier office notarial. Aujourd'hui, le délai pour obtenir un rendez-vous chez le notaire le plus proche est de trois semaines en moyenne. La famille doit gérer la succession du grand-père, décédé récemment, et s'inquiète des délais.

Avec la carte 2026-2031, cette commune bascule en zone d'installation libre. Un jeune notaire dépose une candidature, est tiré au sort, puis nommé par arrêté ministériel. Il ouvre son office dans un local commercial au centre du bourg. Pour cette famille, l'arrivée de ce nouveau professionnel modifie concrètement la donne.

Le délai de rendez-vous dans la zone passe progressivement de trois semaines à une dizaine de jours. La proximité géographique réduit les déplacements. Les échanges sur le dossier de succession gagnent en fluidité. Ce cas illustre la finalité de la carte d'installation : rapprocher le service notarial des usagers dans les territoires sous-dotés.

Moins d'attente, plus de choix : ce que cela change pour une succession

L'ouverture d'un nouvel office dans une zone rurale peut contribuer à fluidifier le traitement des dossiers de succession. Le partage de la charge de travail entre plusieurs offices allège mécaniquement le carnet de rendez-vous du notaire historique, sans pour autant le déséquilibrer.

Pour une famille en pleine succession, disposer de deux notaires dans un rayon de quinze kilomètres plutôt qu'un seul à trente kilomètres offre une alternative appréciable. Les rendez-vous peuvent être calés plus rapidement, ce qui accélère les opérations de partage et le versement des fonds aux héritiers. La proximité facilite aussi les échanges de pièces et la signature des actes authentiques, qui restent obligatoires pour certains documents successoraux.

Peut-on changer de notaire si un nouvel office ouvre près de chez soi ?

Oui, rien n'interdit de transférer un dossier de succession en cours vers un nouvel office notarial, à condition de respecter la procédure applicable. Ce changement, qui relève de la liberté de choix de l'usager, doit être formalisé par écrit.

⚠️ Attention : changer de notaire en cours de succession implique des frais supplémentaires, car le notaire initial a engagé des démarches et peut prétendre à des émoluments proportionnels pour les actes déjà réalisés.

Pour connaître les règles précises et les conséquences financières d'un tel changement, notre article dédié au changement de notaire en cours de succession détaille la procédure étape par étape.

L'erreur courante : confondre création d'office et libre installation sans procédure

Beaucoup pensent qu'une zone classée en « installation libre » autorise n'importe quel notaire à ouvrir un office sans contrôle ni délai. Cette confusion est fréquente et peut générer des attentes déçues.

En réalité, même dans une zone d'installation libre, la nomination ministérielle reste obligatoire. Le candidat doit déposer un dossier complet, obtenir un avis favorable du Conseil supérieur du notariat, passer l'étape éventuelle du tirage au sort et attendre la publication de l'arrêté de nomination au Journal officiel. Aucune installation ne se fait sans cette procédure.

Une autre méprise concerne la stabilité de l'office une fois créé. Si le notaire nommé ne parvient pas à équilibrer son activité dans les premières années, l'office peut connaître des difficultés économiques. La carte garantit l'opportunité d'installation, pas la réussite commerciale du projet. Les candidats doivent dimensionner leur business plan avec rigueur.

Enfin, la classification d'une zone peut faire l'objet de recours contentieux. Des notaires déjà installés ou des organisations professionnelles peuvent contester devant le juge administratif le classement d'un territoire en zone libre, retardant ainsi l'arrivée effective de nouveaux offices.

Ce que la carte 2026-2031 change concrètement pour les usagers

Pour les particuliers, la carte 2026-2031 se traduit avant tout par une évolution de l'accessibilité géographique au service notarial. Les zones rurales et péri-urbaines identifiées comme sous-dotées bénéficient en priorité des créations de nouveaux offices. L'objectif affiché par le ministère de la Justice est de réduire les « déserts notariaux » : ces territoires où le notaire le plus proche se trouve à plus de trente minutes en voiture.

Cette accessibilité accrue profite particulièrement aux familles confrontées à une succession ou à une donation. Ces actes requièrent la présence d'un notaire pour leur validité. Réduire la distance et le délai d'attente allège le parcours des usagers dans des moments souvent chargés émotionnellement.

La carte n'a en revanche aucun impact sur les tarifs. Les émoluments des notaires sont fixés par décret et s'appliquent uniformément sur tout le territoire national. Un acte de vente immobilière ou une déclaration de succession coûte le même prix quel que soit le lieu d'exercice du notaire. La concurrence entre offices joue sur la qualité de service et la disponibilité, non sur le montant des honoraires réglementés.

Tarifs notariaux : la carte change-t-elle les honoraires ?

Non. Les émoluments proportionnels perçus par les notaires sont réglementés par décret et s'imposent à tous les offices, anciens comme nouveaux. Qu'il s'agisse d'un notaire installé depuis trente ans ou d'un office créé en 2027, le coût d'un même acte est identique.

Seuls les honoraires dits « libres », qui concernent des prestations non tarifées (consultations juridiques, rédaction d'actes sous seing privé), peuvent varier d'un office à l'autre. Mais ces honoraires représentent une part minoritaire de l'activité notariale. L'essentiel des prestations : ventes, successions, donations, contrats de mariage : relève du tarif réglementé.

📌 Important : les émoluments proportionnels sont prélevés par tranches selon un barème unique national. La localisation géographique de l'office n'entre pas en compte dans le calcul.

Zones rurales et déserts notariaux : une attention particulière

La lutte contre les déserts notariaux constitue une priorité affirmée de la carte 2026-2031. Des communes rurales et des bassins de vie éloignés des centres urbains sont scrutés avec attention pour déterminer si l'offre notariale y est suffisante.

Selon le rapport annuel 2025, l'analyse des besoins s'appuie sur des indicateurs croisés : densité de population, distance moyenne au premier office, temps de trajet, nombre d'actes notariés conclus annuellement dans le secteur. Un territoire où les habitants parcourent plus de quarante minutes pour signer une procuration ou déposer une déclaration de succession peut ainsi basculer en zone d'installation libre.

Cette approche vise un maillage territorial équilibré. Elle répond à une demande récurrente des élus locaux, qui alertent régulièrement sur la disparition progressive des services de proximité dans les zones rurales. La carte notariale participe à cette politique d'aménagement du territoire, en complément d'autres dispositifs publics.

Sources

Fiche pratique

Cadre légalLoi n° 2015-990 du 6 août 2015 (loi Macron) : articles instaurant la liberté d'installation encadrée
Autorité compétenteMinistère de la Justice (arrêté de nomination) ; Autorité de la concurrence (recommandations)
Organisme consultéConseil supérieur du notariat (CSN) : avis consultatif sur les candidatures
Période couverte2026-2031 (carte quinquennale)
Types de zonesInstallation libre, installation contrôlée, zone d'interdiction
Procédure cléDépôt de dossier → avis CSN → tirage au sort (si candidatures multiples) → arrêté ministériel → prestation de serment
RecoursTribunal administratif : délai de 2 mois après notification du refus
Impact tarifsAucun : les émoluments sont fixés par décret et uniformes sur tout le territoire
Source officielleRapport annuel 2025 des professions réglementées (vie-publique.fr, 16 juillet 2026)

Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.

Questions sur la succession

Qu'est-ce que la carte d'installation des notaires 2026-2031 ?

C'est un découpage du territoire français, établi par arrêté du ministre de la Justice pour la période 2026-2031, qui détermine les zones où de nouveaux offices notariaux peuvent être créés. Issue de la loi Macron du 6 août 2015, cette carte classe chaque territoire en zone d'installation libre, contrôlée ou interdite selon les besoins locaux de service notarial.

Comment est décidée l'ouverture d'un nouvel office notarial ?

L'ouverture résulte d'une procédure en plusieurs étapes : le candidat dépose un dossier auprès du ministère de la Justice, le Conseil supérieur du notariat émet un avis consultatif, un tirage au sort peut départager plusieurs candidatures simultanées, puis le ministre signe un arrêté de nomination publié au Journal officiel. Le notaire nommé prête ensuite serment et peut ouvrir son office.

Un notaire peut-il s'installer librement en zone ouverte ?

Non, même en zone d'installation libre, le notaire doit obtenir une nomination par arrêté du ministre de la Justice. La liberté d'installation signifie que les candidatures sont autorisées et examinées favorablement si elles remplissent les conditions, mais la procédure formelle reste obligatoire. Aucun notaire ne peut ouvrir un office sans cette validation ministérielle.

La carte d'installation des notaires change-t-elle les tarifs ?

Non. Les émoluments des notaires sont réglementés par décret et identiques sur tout le territoire français. La carte modifie uniquement la répartition géographique des offices, pas le coût des actes. Seuls certains honoraires libres (consultations juridiques, actes sous seing privé) peuvent varier d'un office à l'autre, mais ils représentent une part minoritaire de l'activité notariale.

Où consulter la carte officielle des zones d'installation notariale ?

La carte officielle est publiée au Journal officiel de la République française, accessible sur le site Légifrance (legifrance.gouv.fr). Elle figure dans l'arrêté du ministre de la Justice fixant les zones d'installation libre, contrôlée ou interdite pour la période 2026-2031. Les sites du ministère de la Justice et du Conseil supérieur du notariat en relayent également les grandes lignes.

Quelle est la différence entre zone libre et zone contrôlée pour les notaires ?

En zone d'installation libre, les candidatures de nouveaux notaires sont encouragées car les besoins locaux ne sont pas pleinement couverts. En zone contrôlée, l'offre existante est jugée globalement suffisante : les créations restent possibles, mais le candidat doit démontrer l'existence d'un besoin spécifique non satisfait par les offices déjà installés. En zone d'interdiction, aucune création n'est autorisée.