Certificat de renonciation à succession : comment l'obtenir étape par étape
Comment obtenir un certificat de renonciation à succession ? Formulaire Cerfa 15828, dépôt au greffe, délais et documents requis : guide pratique 2026

Le certificat de renonciation à succession s'obtient en déposant le formulaire Cerfa 15828*05, dûment rempli et accompagné d'une copie intégrale de l'acte de décès, au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession (dernier domicile du défunt). Le greffe délivre un récépissé qui constitue la preuve officielle de la renonciation. Aucun notaire n'est obligatoire pour un héritier majeur.
Pour renoncer à une succession, l'héritier majeur doit déposer le formulaire Cerfa 15828*05 au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession, accompagné de la copie intégrale de l'acte de décès du défunt et des pièces justificatives d'identité et de filiation. Le greffe délivre ensuite un récépissé qui officialise cette renonciation, décision irrévocable en principe. Reste que la procédure, bien que gratuite au greffe, comporte des pièges : un formulaire mal choisi, un dépôt au mauvais tribunal ou un comportement interprété comme une acceptation tacite peuvent réduire à néant votre démarche.
En bref
- Le formulaire Cerfa 15828*05 est réservé aux héritiers majeurs ; les mineurs disposent d'un formulaire distinct
- Le dépôt s'effectue au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt, gratuitement
- Tout acte d'acceptation tacite (vider le logement, encaisser un loyer) avant le dépôt rend la renonciation impossible
- La renonciation est irrévocable, sauf si tous les autres héritiers ont également renoncé et que l'État n'a pas accepté la succession
Ce que signifie vraiment renoncer à une succession
Renoncer à une succession, c'est refuser définitivement la qualité d'héritier. L'article 768 du Code civil pose clairement le principe : l'héritier peut accepter purement et simplement la succession, l'accepter à concurrence de l'actif net, ou y renoncer. Une fois la renonciation déposée au greffe, l'héritier est considéré comme n'ayant jamais été appelé à la succession.
La renonciation produit un effet rétroactif au jour du décès. Cela signifie que les dettes du défunt ne vous concernent pas, mais vous perdez également tout droit sur l'actif successoral. Pas de demi-mesure : on ne renonce pas à une partie seulement de la succession.
L'irrévocabilité est la règle. Le législateur a toutefois prévu une exception notable : si tous les autres héritiers ont également renoncé et que la succession n'a pas encore été acceptée par l'État, le renonçant peut être autorisé à accepter la succession. Cette faculté reste néanmoins soumise à des conditions strictes et n'est jamais automatique.
Les trois options ouvertes à tout héritier
L'héritier dispose de trois voies, sans hiérarchie entre elles :
- Acceptation pure et simple : l'héritier reçoit l'actif mais répond aussi des dettes du défunt sur son patrimoine personnel, sans limitation. C'est le choix le plus engageant.
- Acceptation à concurrence de l'actif net : l'héritier ne répond des dettes que dans la limite des biens reçus. Son patrimoine personnel est protégé. Cette option est recommandée lorsque le passif successoral est incertain.
- Renonciation : l'héritier refuse la succession dans son intégralité, actif comme passif. Il est juridiquement effacé de la succession.
Selon la jurisprudence constante, le choix est personnel et discrétionnaire : nul ne peut être contraint d'accepter une succession.
Pourquoi renoncer : dettes, stratégie fiscale, transmission aux enfants
La motivation la plus fréquente est la crainte d'un passif successoral supérieur à l'actif. Renoncer protège intégralement le patrimoine personnel de l'héritier.
D'autres motifs existent. Des parents peuvent renoncer pour laisser leurs enfants, petits-enfants du défunt, venir à la succession en leur lieu et place : la représentation successorale joue alors pleinement. Dans une optique fiscale, renoncer peut permettre d'optimiser la transmission en faisant remonter des héritiers de rang subséquent bénéficiant d'abattements plus favorables.
De plus, pour bien comprendre l'ensemble des documents à fournir pour une renonciation à succession, il est utile de consulter notre guide complet sur les documents à fournir pour une renonciation à succession.
Avant de renoncer, faites établir un état du passif et de l'actif par un notaire. Une renonciation précipitée peut priver l'héritier d'un actif net qu'il sous-estimait.
Quel formulaire utiliser pour renoncer à une succession ?
Le formulaire Cerfa 15828*05 est le document de référence pour toute personne majeure souhaitant renoncer à une succession. Il est disponible gratuitement sur service-public.fr et justice.fr (fiche mise à jour le 3 avril 2025). Téléchargeable en PDF, il peut être rempli directement en ligne avant impression, ou bien complété à la main.
Notre analyse délai de traitement d'une renonciation à succession en 2026 éclaire ce point.
Ce formulaire de deux pages recueille l'identité complète du renonçant (nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile), ainsi que les informations concernant le défunt. Une notice explicative détaillée accompagne le Cerfa sur service-public.fr : elle précise rubrique par rubrique les mentions à porter, réduisant ainsi les risques d'erreur.
Une fois le formulaire rempli, il doit être signé par le renonçant lui-même. La signature électronique n'est pas admise pour cette formalité. Le document original est ensuite à déposer au greffe, accompagné des justificatifs requis.
Le mot-clé "formulaire renonciation succession PDF" correspond précisément à ce Cerfa 15828*05, qu'il ne faut pas confondre avec d'anciens numéros de formulaire parfois encore mentionnés sur des sites non mis à jour.
Cerfa 15828*05 : pour les héritiers majeurs
Le Cerfa 15828*05 porte l'intitulé exact « Renonciation à succession par une personne majeure ». Il est édité par la Direction de l'information légale et administrative (DILA, Premier ministre).
Pour le remplir correctement, vous devez indiquer : vos nom, prénoms, date et lieu de naissance, votre adresse, et la qualité en laquelle vous renoncez (enfant, conjoint survivant, frère ou sœur…). La rubrique relative au défunt exige ses nom, prénoms, date et lieu de décès, ainsi que son dernier domicile : information cruciale car elle détermine le tribunal judiciaire compétent.
💡 À noter : le formulaire doit être signé manuscritement. Une signature numérisée ou une case cochée ne suffisent pas pour le greffe.
Cas particulier du mineur : un formulaire distinct
Un héritier mineur ne peut pas renoncer seul à une succession. Ses représentants légaux (parents ou tuteur) doivent agir pour son compte, avec l'autorisation préalable du juge des tutelles.
Le formulaire Cerfa 15828*05 ne convient pas dans ce cas. Il existe un formulaire spécifique pour les mineurs, distinct du Cerfa destiné aux majeurs. L'utiliser à tort expose à un rejet pur et simple du dossier par le greffe, et ce rejet peut intervenir alors que le délai de 4 mois arrive à expiration.
La procédure complète pour un mineur impose donc deux étapes : obtenir l'autorisation du juge des tutelles, puis déposer la renonciation au greffe avec le formulaire adapté. Le recours à un notaire est dans ce contexte vivement recommandé.
Les documents à joindre à votre demande de renonciation
Le formulaire Cerfa 15828*05 ne suffit pas à lui seul. Le greffe du tribunal judiciaire exige un dossier complet, faute de quoi le dépôt est refusé ou laissé en attente : ce qui peut compromettre le respect du délai de 4 mois.
Voici la liste exhaustive des pièces à fournir, telle qu'elle ressort des informations publiées par service-public.fr et justice.fr :
- Copie intégrale de l'acte de décès du défunt : c'est la pièce centrale. Une simple copie d'acte de décès (sans filiation) ne suffit pas ; la copie intégrale mentionne les filiations et permet au greffe de vérifier le lien avec le renonçant.
- Pièce d'identité du renonçant : carte nationale d'identité, passeport ou titre de séjour en cours de validité.
- Justificatif de domicile récent : facture d'électricité, de gaz, quittance de loyer ou attestation d'assurance de moins de 3 mois.
- Justificatif du lien de parenté avec le défunt : livret de famille, acte de naissance du renonçant (copie intégrale ou extrait avec filiation), ou tout document établissant la qualité d'héritier.
Le greffe peut demander des pièces complémentaires selon la configuration familiale : acte de mariage pour un conjoint survivant, jugement d'adoption pour un enfant adopté. Anticiper ces demandes évite des allers-retours chronophages.
Documents d'identité et de filiation
Votre pièce d'identité prouve que vous êtes bien la personne déclarant renoncer. Le justificatif de filiation, lui, démontre que vous êtes effectivement héritier : condition indispensable pour que votre renonciation produise un effet juridique.
L'acte de naissance (copie intégrale ou extrait avec filiation) est le document de filiation le plus couramment utilisé. Il se demande à la mairie du lieu de naissance, gratuitement pour une copie. Le livret de famille peut également être accepté s'il mentionne clairement le lien avec le défunt.
Si vous êtes conjoint survivant, votre acte de mariage fait office de justificatif. La renonciation est alors déposée en cette qualité.
L'acte de décès : pièce centrale du dossier
La copie intégrale de l'acte de décès est le seul document qui permet au greffe de vérifier l'identité du défunt et la date du décès : point de départ du délai de 4 mois. Elle s'obtient auprès de la mairie du lieu de décès, sur simple demande et gratuitement.
Ne confondez pas copie intégrale et extrait d'acte de décès. L'extrait ne comporte pas les mentions de filiation et peut être jugé insuffisant par le greffe. Service-public.fr (2021) précise que c'est bien la copie intégrale qui est exigée.
Si le défunt est décédé à l'étranger, la demande doit être adressée au Service central d'état civil du ministère des Affaires étrangères, à Nantes.
Où et comment déposer le formulaire : le greffe du tribunal judiciaire
La renonciation à succession se dépose exclusivement au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. Ce lieu est déterminé par le dernier domicile du défunt, conformément aux règles de compétence territoriale.
Trois modalités de dépôt sont possibles. Le dépôt sur place, au guichet du greffe, permet un échange direct avec le greffier qui vérifie immédiatement la complétude du dossier. Le dépôt par courrier recommandé avec accusé de réception offre une traçabilité postale et convient aux héritiers éloignés géographiquement. Certains tribunaux judiciaires acceptent désormais un dépôt dématérialisé via leur plateforme en ligne ; cette possibilité reste inégale selon les juridictions.
Dans tous les cas, le greffe délivre un récépissé daté. Ce document atteste que la renonciation a été formellement enregistrée. Il est la preuve opposable aux créanciers du défunt comme aux autres héritiers.
Pour connaître précisément le tribunal compétent, le site justice.fr propose un annuaire des juridictions. Il suffit de renseigner la commune du dernier domicile du défunt pour obtenir les coordonnées exactes du greffe à saisir.
Trouver le bon tribunal judiciaire
Le tribunal compétent est celui du dernier domicile du défunt : et non celui de votre propre domicile. Le critère est objectif : peu importe où vous habitez, c'est la résidence habituelle du défunt au jour de son décès qui fixe la compétence territoriale.
En pratique, consultez l'annuaire des tribunaux judiciaires sur justice.fr. Entrez le code postal ou la commune. Le site affiche l'adresse, les horaires d'ouverture du greffe et parfois un numéro de téléphone direct.
Si le défunt résidait à l'étranger mais possédait des biens en France, la situation est plus complexe. Le greffe compétent peut être celui du lieu de situation des biens. Un notaire pourra vous orienter sur ce point spécifique : son intervention, sans être obligatoire, devient alors précieuse.
Le récépissé : votre preuve officielle de renonciation
Le récépissé délivré par le greffe n'est pas un simple accusé de réception. Il scelle juridiquement la renonciation. Dès sa délivrance, vous êtes réputé avoir renoncé avec effet rétroactif au jour du décès.
Pour plus d'informations sur les étapes pour l'obtenir et la procédure associée, n'hésitez pas à consulter notre article : Qu'est-ce qu'un récépissé de renonciation à succession ?.
Conservez-le précieusement. Les créanciers qui tenteraient de vous poursuivre en paiement des dettes du défunt doivent se voir opposer ce récépissé. De même, l'administration fiscale ne peut pas vous réclamer les droits de succession une fois la renonciation enregistrée.
Le délai pour obtenir ce récépissé varie selon la charge de travail du greffe. Pour plus de précisions sur ce point, consultez notre article détaillant le délai pour obtenir le récépissé de renonciation à succession.
Délais à respecter : cas pratique chiffré
Le délai minimal pour renoncer à une succession est de 4 mois à compter du jour du décès (service-public.fr, vérifié 03/02/2021). Ce délai n'est pas une contrainte au sens strict : vous pouvez renoncer dès le lendemain du décès si votre décision est prise. Il s'agit d'un délai de protection qui empêche les créanciers ou cohéritiers de vous forcer à vous prononcer avant son expiration.
Passé ce délai de 4 mois, tout créancier du défunt ou tout cohéritier peut vous mettre en demeure, par acte extrajudiciaire, de prendre parti. Vous disposez alors d'un nouveau délai de 2 mois pour vous décider. À défaut de réponse dans ce délai, vous êtes réputé avoir accepté purement et simplement la succession : avec toutes les conséquences financières que cela implique sur les dettes.
L'enjeu est donc double : ne pas agir trop vite au risque de renoncer à un actif net que l'on ignorait, mais ne pas laisser le temps jouer contre soi au point d'être contraint par les créanciers.
Le délai de 4 mois : comment le calculer
Le point de départ est le jour du décès, inclus dans le calcul. Prenons un cas concret. Monsieur D. décède le 1er mars 2026. Le délai de 4 mois expire le 1er juillet 2026 à minuit. Jusqu'à cette date, aucun créancier ne peut exiger de ses héritiers qu'ils se prononcent sur la succession.
Si l'un des héritiers apprend le décès tardivement, le délai court néanmoins à compter du jour du décès, et non de la date à laquelle il en a eu connaissance. Cette rigueur du calcul peut surprendre, surtout en cas d'éloignement familial.
Le formulaire Cerfa peut être déposé à tout moment dans ce délai de 4 mois. Rien n'interdit de renoncer le lendemain du décès si l'on connaît déjà l'état du passif.
Que se passe-t-il si le délai est dépassé ?
Toutefois, même après l'expiration de ce délai, des exceptions peuvent exister comme l'explique notre article sur la renonciation à succession hors délai.
Une fois les 4 mois écoulés sans que vous ayez pris parti, tout créancier du défunt peut vous adresser une sommation de prendre parti, par voie d'huissier. Cette sommation ouvre un nouveau délai de 2 mois.
Si vous ne répondez pas dans ce délai de 2 mois, la loi considère que vous avez accepté purement et simplement la succession. Vous devenez alors redevable des dettes du défunt, y compris sur votre patrimoine personnel. C'est le scénario le plus défavorable.
Une renonciation reste possible pendant ces 2 mois. Mais au-delà, l'acceptation tacite est irréversible. D'où l'importance de ne pas laisser traîner un dossier de renonciation incomplet au greffe : un dossier rejeté pour pièce manquante après l'expiration du délai peut vous placer dans une situation délicate.
Les deux erreurs qui invalident votre renonciation : et leurs conséquences
Deux pièges principaux guettent l'héritier qui souhaite renoncer. Le premier, le plus redoutable, est l'acceptation tacite. Le second, plus technique, concerne le choix du formulaire et du tribunal.
L'acceptation tacite résulte de tout acte qui suppose l'intention d'accepter la succession. Vider l'appartement du défunt, vendre un meuble, encaisser un loyer provenant d'un bien successoral : autant de comportements que la jurisprudence qualifie régulièrement d'acceptation tacite. Une fois cet acte accompli, la renonciation devient impossible, même si vous déposez le Cerfa le lendemain.
Le second piège est administratif. Déposer le formulaire Cerfa 15828*05 au tribunal judiciaire de votre domicile alors que le défunt résidait dans un autre ressort territorial entraîne un rejet. De même, utiliser le formulaire mineur pour un majeur (ou inversement) bloque la procédure. Ces erreurs font perdre un temps précieux dans le délai de 4 mois.
Si vous avez un doute sur l'étendue du passif ou si la situation successorale est complexe, le recours à un notaire pour établir un bilan complet peut éviter ces écueils. Notre article sur les tarifs d'un acte de renonciation à succession en 2026 détaille les coûts à prévoir.
Erreur n°1 : l'acceptation tacite avant toute démarche formelle
Le Code civil ne définit pas l'acceptation tacite de manière exhaustive, mais la jurisprudence en a dessiné les contours. Constitue une acceptation tacite tout acte que seul un héritier aurait intérêt à accomplir.
Exemples concrets relevés par les tribunaux : régler les dettes du défunt avec des fonds successoraux, disposer d'un bien de la succession (le vendre, le donner), percevoir des loyers, ou encore se comporter comme propriétaire du logement du défunt en y installant des effets personnels.
L'erreur classique : un enfant qui « vide la maison » de ses parents décédés avant d'avoir déposé sa renonciation au greffe. Ce geste, même animé d'intentions pratiques, peut être interprété comme une acceptation tacite et rendre la renonciation irrecevable. La conséquence est immédiate : l'héritier devient tenu des dettes du défunt, sans limitation.
Il est important de noter que l' assurance vie et la renonciation à succession ont des règles spécifiques à considérer dans ce contexte.
Erreur n°2 : un dépôt mal orienté ou un formulaire inadapté
Déposer au tribunal judiciaire de son propre domicile au lieu de celui du défunt est une confusion fréquente. Le greffe destinataire renverra le dossier : mais ce renvoi consomme un temps précieux.
Autre variante de cette erreur : confondre le Cerfa 15828*05 (majeur) avec le formulaire spécifique aux mineurs. Le numéro de Cerfa diffère, et un greffe ne peut pas accepter une renonciation sur un formulaire inapproprié.
La parade est simple : avant tout dépôt, vérifiez sur justice.fr le tribunal compétent à partir du dernier domicile du défunt, et assurez-vous que le Cerfa téléchargé correspond bien à votre situation (majeur ou mineur). La notice explicative disponible sur service-public.fr précise ces points.
Peut-on revenir sur une renonciation ? Rétractation et cas particuliers
La renonciation à succession est en principe irrévocable, conformément à l'article 768 du Code civil. Le récépissé du greffe scelle définitivement cette décision. On ne peut pas « changer d'avis » au motif que l'on a découvert un actif intéressant après coup.
Une exception légale existe cependant. Si tous les héritiers appelés à la succession ont renoncé et que l'État n'a pas encore accepté la succession vacante, un héritier qui avait renoncé peut demander à être relevé de sa renonciation. Cette demande est soumise à l'appréciation du juge, qui vérifie notamment l'absence de fraude et la protection des créanciers.
Dans les faits, cette faculté de rétractation reste rare et strictement encadrée. Elle ne constitue pas un droit pour l'héritier repenti : la jurisprudence constante rappelle que le juge apprécie souverainement l'opportunité d'y faire droit. Toute personne envisageant cette voie doit impérativement consulter un notaire pour évaluer ses chances de succès.
Pour formaliser votre renonciation, notre modèle de lettre de renonciation à une succession peut vous aider à structurer vos démarches, même si le Cerfa reste le document officiel à déposer au greffe.
Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.
Questions sur la succession
Comment puis-je obtenir une attestation de renonciation à une succession ?
L'attestation de renonciation est le récépissé délivré par le greffe du tribunal judiciaire après dépôt du formulaire Cerfa 15828*05 (personne majeure) accompagné des pièces justificatives. Ce récépissé atteste officiellement que vous avez renoncé à la succession et constitue la preuve opposable aux tiers, notamment aux créanciers du défunt.
Où puis-je trouver un récépissé de renonciation à succession ?
Le récépissé de renonciation à succession est remis par le greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession (dernier domicile du défunt) après vérification de votre dossier complet. Il n'est pas téléchargeable en ligne : vous l'obtenez uniquement après dépôt du formulaire Cerfa 15828*05 et des pièces requises. Le délai de délivrance varie selon les greffes.
Quel est le coût d'une renonciation de succession ?
Le dépôt du formulaire Cerfa 15828*05 au greffe du tribunal judiciaire est gratuit. Cependant, des frais peuvent s'ajouter si vous faites appel à un notaire pour vous assister dans la démarche ou pour obtenir l'acte de notoriété. Les frais de notaire varient selon la complexité du dossier et les émoluments applicables.
Quel document pour renonciation à succession ?
Le document principal est le formulaire Cerfa 15828*05 pour les personnes majeures, à télécharger sur service-public.fr ou justice.fr. Vous devez y joindre la copie intégrale de l'acte de décès du défunt, une pièce d'identité, un justificatif de domicile récent et tout document établissant votre lien de parenté avec le défunt (livret de famille, acte de naissance).
Fiches associées
Délai de traitement d'une renonciation à succession en 2026
Délai de renonciation à une succession : 4 mois, 10 ans, mise en demeure… Comprenez chaque étape, la procédure au tribunal et les pièges à éviter.
Par Laura Collet · 8 septembre 2026
Récépissé de renonciation à succession : délai et démarches
Qu'est-ce qu'un récépissé de renonciation à succession ? Découvrez le délai de délivrance, la démarche au greffe et ses conséquences pour l'héritier.
Par Laura Collet · 7 septembre 2026
