Abattement fiscal 2026 : montants exacts, conditions d'éligibilité et cas
Abattement fiscal 2026 : découvrez les montants revalorisés, les plafonds de revenus, les conditions pour retraités et invalides, et comment calculer

L'abattement fiscal 2026 combine trois dispositifs : l'abattement de 10 % sur les pensions (plafonné à 4 439 € par foyer), l'abattement spécial article 157 bis du CGI pour les plus de 65 ans et invalides modestes (2 822 € sous 17 670 € de revenus, 1 411 € entre 17 670 € et 28 430 €), et la décote dont le seuil passe à 897 € pour les célibataires (art. 197 B CGI). Ces montants intègrent une revalorisation uniforme de 0,9 % par rapport à 2025.
L'abattement fiscal 2026 repose sur trois dispositifs cumulables : l'abattement de 10 % sur les pensions (plafonné à 4 439 € par foyer), l'abattement spécial pour personnes âgées ou invalides de l'article 157 bis du CGI (jusqu'à 2 822 €), et la décote (seuil relevé à 897 € pour les célibataires). La loi de finances n° 2026-103 du 19 février 2026 maintient ces mécanismes avec une revalorisation uniforme de 0,9 % des seuils, malgré les préconisations contraires de l'OCDE. Voici qui peut en bénéficier, à quelles conditions et pour quel gain fiscal réel.
Ce que la loi de finances 2026 change (et ne change pas) pour les abattements
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 confirme le maintien des principaux abattements fiscaux applicables aux particuliers. Contrairement à ce que le projet initial laissait craindre, l'article 6 ― qui prévoyait la suppression de l'abattement de 10 % sur les pensions de retraite ― a été rejeté par le Parlement. Les retraités conservent donc cet avantage, inchangé dans son mécanisme.
La seule évolution notable porte sur la revalorisation uniforme des seuils et plafonds. Tous les montants progressent de 0,9 % par rapport à l'année 2025 (source : filien.com, avril 2026). Cette indexation, bien que modeste, s'applique à l'abattement de 10 % sur les pensions, à l'abattement spécial de l'article 157 bis du CGI et au seuil de la décote.
📌 Important : L'OCDE a publié en juillet 2026 une recommandation appelant la France à supprimer l'abattement forfaitaire de 10 % sur les pensions (actu-juridique.fr, 20 juillet 2026). Cette préconisation n'a aucune portée contraignante pour l'exercice 2026. Elle constitue néanmoins un signal à surveiller pour les prochaines lois de finances.
Le cadre juridique reste donc stable. Ce qui change, ce sont les seuils chiffrés. Les connaître est déterminant pour vérifier son éligibilité, d'autant que certains abattements ne sont pas appliqués automatiquement par l'administration fiscale.
L'abattement de 10 % sur les pensions : maintenu et plafonné à 4 439 €
L'abattement de 10 % sur les pensions de retraite et d'invalidité demeure applicable en 2026. Il se calcule sur le montant brut des pensions déclarées et vient réduire le revenu imposable. Pour l'année 2026, il est plafonné à 4 439 € par foyer fiscal (source : tantiem.com, juin 2026).
Un plancher minimal de 442 € par bénéficiaire garantit un abattement même aux petites pensions. Ce dispositif s'applique à l'ensemble des pensions : retraite de base, retraite complémentaire, pensions d'invalidité et pensions alimentaires perçues.
Concrètement, un retraité percevant 30 000 € de pensions annuelles voit son revenu imposable réduit de 3 000 € (10 %), soit un montant inférieur au plafond de 4 439 €. Pour les pensions élevées, le plafond joue pleinement son rôle de butoir.
La revalorisation de 0,9 % : pourquoi ce chiffre et d'où vient-il ?
La revalorisation de 0,9 % correspond à l'indexation des tranches du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation constatée. Cette règle, prévue à l'article 197 du CGI, évite qu'un contribuable dont les revenus n'augmentent que du montant de l'inflation ne bascule dans une tranche supérieure.
En 2025, le plafond de l'abattement de 10 % s'établissait à 4 399 €. Il passe à 4 439 € en 2026. L'abattement 157 bis de premier niveau grimpe de 2 794 € à 2 822 €, celui de second niveau de 1 397 € à 1 411 €. Le seuil de la décote pour célibataires progresse de 889 € à 897 € (source : dalloz.fr, art. 197 B CGI, loi 2026 art. 4).
Cette mécanique de revalorisation uniforme est automatique : elle résulte de l'application d'un coefficient légal, sans qu'un vote spécifique du Parlement ne soit requis chaque année.
Abattement fiscal personnes âgées 2026 : les montants de l'article 157 bis CGI
L'article 157 bis du Code général des impôts prévoit un abattement spécifique sur le revenu imposable des contribuables âgés de plus de 65 ans ou titulaires d'une carte d'invalidité (au moins 40 % d'incapacité). Ce dispositif s'ajoute, le cas échéant, à l'abattement de 10 % sur les pensions.
Contrairement à l'abattement de 10 % ― appliqué automatiquement par les caisses de retraite dans le prélèvement à la source ― l'abattement de l'article 157 bis doit être vérifié et, si nécessaire, réclamé par le contribuable. Beaucoup de retraités éligibles l'ignorent.
Les montants 2026 sont fixés à 2 822 € pour le premier palier et 1 411 € pour le second (source : bofip.impots.gouv.fr, avril 2026 ; meilleurtaux placement, février 2026). Ces sommes viennent en déduction directe du revenu imposable global, avant application du barème progressif.
Conditions d'éligibilité : âge, invalidité, plafond de revenus
Pour bénéficier de l'abattement de l'article 157 bis du CGI, trois conditions cumulatives sont exigées :
Condition d'âge ou d'invalidité : avoir plus de 65 ans au 31 décembre de l'année d'imposition, OU être titulaire d'une carte mobilité inclusion (mention invalidité) ou d'une pension d'invalidité pour accident du travail d'au moins 40 %.
Condition de revenus : le revenu net global imposable du foyer ne doit pas excéder 17 670 € pour l'abattement plein de 2 822 €, ou 28 430 € pour l'abattement réduit de 1 411 € (montants 2026).
Condition de foyer fiscal : pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, il suffit qu'un seul des conjoints remplisse la condition d'âge ou d'invalidité pour bénéficier de l'abattement correspondant à sa tranche de revenus. Si les deux conjoints remplissent la condition, l'abattement est doublé.
💡 À noter : Ces seuils de revenus s'apprécient après application de l'abattement de 10 % sur les pensions. Un retraité percevant 20 000 € de pensions voit son revenu net global ramené à 18 000 € après l'abattement de 10 %, ce qui le place dans le second palier de l'article 157 bis.
Tableau comparatif des montants 2025 / 2026
Le tableau ci-dessous récapitule l'évolution des montants entre 2025 et 2026 :
| Type d'abattement | Montant 2025 | Montant 2026 |
|---|---|---|
| Abattement 157 bis, palier 1 (revenus ≤ seuil bas) | 2 794 € | 2 822 € |
| Abattement 157 bis, palier 2 (revenus entre seuil bas et seuil haut) | 1 397 € | 1 411 € |
| Seuil bas de revenus (palier 1) | 17 510 € | 17 670 € |
| Seuil haut de revenus (palier 2) | 28 170 € | 28 430 € |
| Plafond abattement 10 % sur pensions | 4 399 € | 4 439 € |
| Seuil décote célibataire | 889 € | 897 € |
La hausse uniforme de 0,9 % (source : filien.com, avril 2026) applique mécaniquement le coefficient d'indexation annuel. L'écart peut sembler modeste, mais il suffit à maintenir l'avantage réel des contribuables modestes face à l'inflation.
Abattement fiscal retraite 2026 pour un couple : comment doubler l'avantage
Pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, l'abattement de l'article 157 bis du CGI est doublé lorsque chacun des deux conjoints remplit la condition d'âge (plus de 65 ans) ou d'invalidité. Le cumul maximal atteint 5 644 € en 2026, soit 2 × 2 822 € (source : meilleurtaux placement, février 2026).
Ce doublement ne joue que si les deux membres du foyer satisfont individuellement aux critères. Un couple dont seul l'un des conjoints a plus de 65 ans ne bénéficie que de l'abattement simple (2 822 € ou 1 411 € selon le revenu global).
L'administration fiscale vérifie automatiquement l'âge des déclarants à partir de l'état civil, mais le contribuable doit s'assurer que l'abattement a bien été appliqué sur son avis d'imposition. En pratique, les omissions sur la déclaration des revenus sont fréquentes, notamment lorsque la carte d'invalidité n'a pas été signalée au centre des finances publiques.
La règle du cumul pour les foyers bi-retraités
Pour un foyer composé de deux retraités de plus de 65 ans, chacun remplissant la condition d'âge, l'abattement de 2 822 € s'applique deux fois, soit une réduction de 5 644 € du revenu imposable global. Cette règle est indépendante de l'abattement de 10 % sur les pensions, qui reste calculé pension par pension.
Le cumul joue à plein lorsque le revenu net global du foyer ne dépasse pas 17 670 €. Entre 17 670 € et 28 430 €, l'abattement unitaire passe à 1 411 €, soit un total de 2 822 € pour un couple bi-éligible. Au-delà de 28 430 €, l'abattement de l'article 157 bis disparaît totalement, quel que soit l'âge des conjoints.
Un autre mécanisme s'ajoute pour les foyers modestes : la décote. Prévue à l'article 197 B du CGI, elle réduit l'impôt brut lorsque celui-ci est inférieur à un certain seuil. Pour 2026, ce seuil est fixé à 897 € pour les célibataires (contre 889 € en 2025) et la décote se calcule à 45,25 % du montant pour les contribuables célibataires, divorcés ou veufs (source : dalloz.fr, art. 197 B CGI).
CAS PRATIQUE : Simulation pour un couple avec 25 000 € de revenus
Prenons un couple marié de retraités, tous deux âgés de plus de 65 ans, disposant d'un revenu net global imposable de 25 000 € (après abattement de 10 % sur leurs pensions respectives).
Le revenu du foyer se situe entre 17 670 € et 28 430 €. Chaque conjoint peut donc prétendre à l'abattement de second niveau, soit 1 411 € par personne. L'abattement total 157 bis est de 2 822 €.
Revenu imposable après abattement 157 bis : 25 000 € − 2 822 € = 22 178 €.
Un foyer équivalent sans l'abattement 157 bis serait imposé sur 25 000 €. Avec un barème progressif 2026, l'économie d'impôt générée par ce seul abattement est de l'ordre de plusieurs centaines d'euros.
💡 À noter : Cet abattement est d'autant plus précieux que la tranche marginale d'imposition du foyer est élevée. Un foyer imposé à 30 % économise 847 € d'impôt grâce aux 2 822 € d'abattement (2 822 € × 30 %), tandis qu'un foyer à 11 % n'économise que 310 €.
Abattement fiscal retraite 2026 : l'erreur courante qui fait manquer l'avantage
L'erreur la plus fréquente concerne la confusion entre l'abattement de 10 % sur les pensions et l'abattement spécial de l'article 157 bis du CGI. Ces deux dispositifs sont distincts et cumulables, mais ils obéissent à des logiques différentes. Le premier est automatique et proportionnel aux pensions perçues. Le second est forfaitaire, conditionné à l'âge ou à l'invalidité, et soumis à un plafond de revenus.
Beaucoup de retraités éligibles à l'abattement 157 bis ne le réclament pas, croyant à tort que l'abattement de 10 % appliqué par leur caisse de retraite constitue le seul avantage fiscal dont ils bénéficient. Or, si leurs revenus sont modestes et qu'ils ont plus de 65 ans, ils perdent chaque année entre 1 411 € et 2 822 € de réduction de leur base imposable.
Autre piège : le dépassement du seuil de revenus. Un euro de trop au-delà de 17 670 € ou de 28 430 € fait basculer dans le palier inférieur ou supprime totalement l'abattement. Il est donc essentiel de vérifier précisément son revenu net global imposable, après déduction des charges et abattement de 10 %, avant de déterminer son éligibilité.
Confondre l'abattement de 10 % sur pensions et l'abattement art. 157 bis
L'abattement de 10 % sur les pensions s'applique à toutes les pensions de retraite, sans condition d'âge ni de revenus. Il est plafonné à 4 439 € par foyer en 2026 (source : tantiem.com, juin 2026).
L'abattement de l'article 157 bis du CGI, lui, est réservé aux plus de 65 ans et aux invalides dont les revenus ne dépassent pas 28 430 €. Il est forfaitaire (2 822 € ou 1 411 €) et s'applique après l'abattement de 10 %.
Ces deux abattements se cumulent : un retraité de 70 ans percevant 22 000 € de pensions peut d'abord bénéficier de l'abattement de 10 % (2 200 €, sous le plafond de 4 439 €), ce qui ramène son revenu imposable à 19 800 €. Ce montant étant compris entre 17 670 € et 28 430 €, il peut ensuite prétendre à l'abattement 157 bis de 1 411 €, pour un revenu final imposable de 18 389 €. L'impôt résultant serait d'environ 1 019 € (source : filien.com, avril 2026, pour un cas similaire avec 25 000 € de revenu global).
Que faire si vous n'avez pas réclamé l'abattement les années précédentes ?
Si vous n'avez pas bénéficié de l'abattement de l'article 157 bis du CGI au cours des années précédentes alors que vous remplissiez les conditions, une réclamation contentieuse peut être déposée auprès de l'administration fiscale.
Le délai de réclamation expire le 31 décembre de la troisième année suivant celle de la mise en recouvrement de l'impôt. Pour l'impôt sur les revenus 2023 (avis émis en 2024), la réclamation reste possible jusqu'au 31 décembre 2027. Les années 2024 et 2025 sont donc toujours rectifiables en 2026.
La démarche consiste à adresser une réclamation motivée au centre des finances publiques dont vous dépendez, en joignant les justificatifs (avis d'imposition concernés, copie de la carte d'invalidité si applicable). L'administration dispose d'un délai de six mois pour répondre ; l'absence de réponse vaut rejet implicite, ouvrant la voie à un recours devant le tribunal administratif.
Abattements fiscaux 2026 en matière de donations et successions : ce que ça change
Au-delà des abattements applicables à l'impôt sur le revenu, la loi de finances 2026 maintient les principaux abattements en matière de droits de mutation à titre gratuit (donations et successions). Cette dimension successorale est souvent absente des guides concurrents, alors qu'elle concerne directement le patrimoine des retraités.
Les abattements en ligne directe (parent-enfant) restent fixés à 100 000 € par enfant et par parent, renouvelables tous les 15 ans. La loi n° 2026-103 n'a pas modifié ces montants, pas plus que les abattements entre époux et partenaires de Pacs (exonération totale des droits de succession) ou entre frères et sœurs (15 932 €).
Pour approfondir ces aspects, consultez notre guide complet sur les abattements applicables aux droits de succession en 2026. Si vous envisagez une donation, le coût d'une donation chez le notaire dépend directement de ces abattements et des barème officiel des frais de notaire 2026.
Pacte Dutreil 2026 : l'exonération de 75 % sur les donations d'entreprise
Le Pacte Dutreil, codifié à l'article 787 B du CGI, permet une exonération de 75 % de la valeur des titres ou parts sociales transmis par donation ou succession, sous réserve du respect d'engagements collectifs et individuels de conservation (source : actu-juridique.fr, 19 mars 2026).
La loi de finances 2026 n'a apporté qu'une réforme a minima à ce dispositif, sans en modifier l'économie générale. Les conditions d'application restent exigeantes : un engagement collectif de conservation d'au moins deux ans, un engagement individuel de conservation de quatre ans pour chaque héritier ou donataire, et l'exercice d'une fonction de direction par l'un des signataires.
Ce dispositif intéresse particulièrement les chefs d'entreprise souhaitant anticiper la transmission de leur société. L'exonération de 75 % s'applique avant l'abattement personnel de 100 000 € par enfant, ce qui peut réduire considérablement, voire annuler, les droits de mutation.
Abattements en ligne directe : ce que la loi 2026 ne modifie pas
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 ne modifie pas les abattements en ligne directe pour les droits de mutation à titre gratuit. Les seuils restent inchangés :
- 100 000 € par enfant et par parent, tous les 15 ans
- 31 865 € par petit-enfant
- 5 310 € par arrière-petit-enfant
- Exonération totale pour le conjoint survivant et le partenaire de Pacs
L'absence de revalorisation de ces abattements depuis plusieurs années suscite des interrogations, dans un contexte de hausse des prix de l'immobilier qui réduit mécaniquement la portée réelle de ces seuils. Aucune réforme n'est inscrite à l'agenda parlementaire pour 2026, mais le sujet pourrait réapparaître lors des débats budgétaires de l'automne 2026.
Récapitulatif : tableau de tous les abattements fiscaux 2026 applicables
Le tableau ci-dessous synthétise l'ensemble des abattements fiscaux applicables en 2026, leur base légale et leurs bénéficiaires :
| Type d'abattement | Bénéficiaires | Montant 2026 | Base légale |
|---|---|---|---|
| Abattement 10 % sur pensions | Tous les titulaires de pensions de retraite ou d'invalidité | 10 % des pensions, plafonné à 4 439 € par foyer | CGI, art. 158, 5, a |
| Abattement spécial personnes âgées/invalides (palier 1) | Plus de 65 ans ou invalides à 40 %, revenus ≤ 17 670 € | 2 822 € | CGI, art. 157 bis |
| Abattement spécial personnes âgées/invalides (palier 2) | Plus de 65 ans ou invalides à 40 %, revenus entre 17 670 € et 28 430 € | 1 411 € | CGI, art. 157 bis |
| Décote célibataires | Contribuables célibataires, divorcés ou veufs | Seuil 897 €, calcul à 45,25 % | CGI, art. 197 B |
| Pacte Dutreil (DMTG) | Donataires ou héritiers de titres sociaux | Exonération 75 % de la valeur | CGI, art. 787 B |
| Abattement donation/succession en ligne directe | Enfants (par parent, tous les 15 ans) | 100 000 € | CGI, art. 779 |
Ces dispositifs sont cumulables entre eux, à l'exception des deux paliers de l'article 157 bis qui s'excluent mutuellement. L'abattement de 10 % sur les pensions et l'abattement 157 bis se superposent sans restriction, de même que la décote s'applique après calcul de l'impôt brut résultant des abattements précédents.
Points clés
- L'abattement de 10 % sur les pensions est maintenu en 2026, plafonné à 4 439 € par foyer fiscal, malgré les préconisations de suppression de l'OCDE
- L'abattement spécial article 157 bis du CGI offre jusqu'à 2 822 € de réduction de base imposable aux plus de 65 ans et invalides sous condition de revenus
- Pour un couple de retraités où chaque conjoint a plus de 65 ans, l'abattement 157 bis est doublé pour atteindre 5 644 € maximum
- La revalorisation uniforme de 0,9 % des seuils maintient le pouvoir d'achat fiscal des contribuables modestes face à l'inflation
- L'abattement 157 bis n'est pas automatique : vérifiez votre avis d'imposition et réclamez-le si vous remplissez les conditions
Sources
Fiche pratique
| Articles de loi applicables | Art. 157 bis CGI (abattement personnes âgées/invalides), art. 158-5-a CGI (abattement 10 % pensions), art. 197 B CGI (décote), art. 787 B CGI (Pacte Dutreil) |
| Plafond abattement 10 % pensions | 4 439 € par foyer fiscal en 2026 |
| Abattement 157 bis : palier 1 | 2 822 € (revenu net global ≤ 17 670 €) |
| Abattement 157 bis : palier 2 | 1 411 € (revenu net global entre 17 670 € et 28 430 €) |
| Seuil décote célibataire | 897 € (calcul à 45,25 % du montant) |
| Pacte Dutreil | Exonération 75 % de la valeur des titres transmis |
| Réclamation années antérieures | Jusqu'au 31 décembre de la 3e année suivant la mise en recouvrement |
| Contact | Centre des finances publiques dont vous dépendez ; ou impots.gouv.fr (messagerie sécurisée) |
Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.
Questions sur la succession
Qu'est-ce qui va changer pour les impôts en 2026 ?
La loi de finances n° 2026-103 du 19 février 2026 maintient les principaux abattements existants (10 % sur pensions, article 157 bis CGI, décote). Le changement majeur est la revalorisation uniforme de 0,9 % des seuils et plafonds, appliquant l'indexation sur l'inflation. La suppression de l'abattement de 10 % sur les pensions, un temps envisagée dans le projet de loi, a été rejetée par le Parlement. L'OCDE a néanmoins recommandé en juillet 2026 la suppression de cet abattement, ce qui pourrait influencer les débats budgétaires à venir.
Quel abattement fiscal pour les retraités en 2026 ?
Les retraités bénéficient en 2026 de l'abattement de 10 % sur leurs pensions, plafonné à 4 439 € par foyer fiscal. S'ils ont plus de 65 ans (ou sont invalides à au moins 40 %) et que leur revenu net global ne dépasse pas 28 430 €, ils peuvent cumuler cet abattement avec l'abattement spécial de l'article 157 bis du CGI : 2 822 € sous 17 670 € de revenus, ou 1 411 € entre 17 670 € et 28 430 €. La décote (seuil 897 € pour les célibataires) peut réduire l'impôt résiduel.
Quelle est la nouvelle règle fiscale pour 2026 ?
La principale nouveauté fiscale pour 2026 est la revalorisation de 0,9 % des seuils, plafonds et tranches du barème de l'impôt sur le revenu. Concrètement, le plafond de l'abattement de 10 % sur les pensions passe de 4 399 € à 4 439 €, l'abattement 157 bis de premier niveau de 2 794 € à 2 822 €, et le seuil de décote célibataire de 889 € à 897 €. Aucun nouveau dispositif d'abattement n'a été créé, et aucun existant n'a été supprimé.
Quelle est la décote d'impôt pour 2026 ?
La décote 2026 s'applique lorsque l'impôt brut est inférieur à un certain seuil. Pour les contribuables célibataires, divorcés ou veufs, ce seuil est fixé à 897 € (contre 889 € en 2025) et la décote se calcule à 45,25 % du montant de l'impôt (art. 197 B CGI, modifié par la loi n° 2026-103 art. 4). Pour les couples soumis à imposition commune, le seuil et le taux sont différents : 45,25 % s'applique également, mais sur la base du seuil doublé.
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