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Testament notaire prix : le tarif réglementé 2026 (113,19 €)
Testament

Testament chez le notaire : tarifs, frais réels et ce que personne ne précise

Prix d'un testament chez le notaire en 2026 : émoluments réglementés (113,19 €), frais annexes, dépôt au FCDDV. Comparez testament authentique et olographe

Par Laura Collet 16 min de lecture
Prix pour un testament notarié à Québec | Claudine Poirier, notaire

Le prix d'un testament chez le notaire est de 113,19 € TTC pour l'émolument de rédaction d'un testament authentique, en vertu de l'article A444-58 du Code de commerce. Ce tarif réglementé par l'État s'applique uniformément à tous les notaires de France. Mais ce montant ne couvre pas tout : frais annexes, inscription au Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés (FCDDV), copies authentiques ou déplacements viennent s'y ajouter. Comprendre cette distinction entre émolument réglementé et frais libres permet d'anticiper le coût réel de votre démarche.

En bref

  • L'émolument de rédaction d'un testament authentique est fixé à 113,19 € par l'article A444-58 du Code de commerce, identique chez tous les notaires de France depuis l'arrêté du 29 janvier 2024.
  • Le testament olographe, entièrement écrit, daté et signé de la main du testateur, est gratuit à rédiger mais peut générer des frais de garde chez le notaire et d'inscription au FCDDV.
  • L'émolument de 113,19 € ne couvre ni l'inscription au Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés, ni les copies authentiques, ni les frais de déplacement du notaire.
  • Le testament authentique est reçu par deux notaires ou un notaire assisté de deux témoins, conformément à l'article 971 du Code civil, garantissant une force probante quasi absolue.
  • Les partenaires de PACS ne sont pas héritiers légaux sans testament : la rédaction d'un acte notarié est indispensable pour leur transmettre tout ou partie du patrimoine.

Ce que « prix d'un testament notarié » recouvre vraiment

Beaucoup de recherches sur le « prix d'un testament notarié » partent d'une confusion : le tarif affiché n'est pas le prix total. Il s'agit d'un émolument réglementé, distinct des frais annexes librement fixés. La première réponse à donner est donc un chiffre, mais avec son cadre juridique.

Le notaire ne fixe pas lui-même le tarif de rédaction d'un testament authentique. Ce montant est déterminé par arrêté ministériel et s'impose à l'ensemble des 16 000 notaires exerçant en France. Vous paierez donc le même émolument de base à Paris, à Lyon ou en zone rurale. Cette uniformité tarifaire découle du statut d'officier public du notaire : il instrumente pour le compte de l'État et perçoit à ce titre des émoluments encadrés par le Code de commerce.

Le terme « prix » recouvre en réalité trois catégories bien distinctes qu'il faut savoir isoler : l'émolument de rédaction (la prestation principale, tarifée par l'État), les débours (sommes avancées par le notaire pour votre compte, comme les frais d'inscription au FCDDV), et les honoraires libres pour certaines prestations accessoires non réglementées (déplacements, consultations approfondies).

Un dernier point souvent omis : l'émolument de 113,19 € s'entend toutes taxes comprises (TVA de 20 % incluse). Le notaire reverse la TVA à l'État tandis que l'émolument hors taxe rémunère son office. Cette transparence est garantie par l'article A444-53 du Code de commerce qui impose l'affichage des tarifs dans chaque étude.

Un émolument fixé par arrêté ministériel, pas par le notaire

Le tarif de 113,19 € est fixé par l'article A444-58 du Code de commerce, issu de l'arrêté du 26 février 2016 modifié par l'arrêté du 29 janvier 2024 portant approbation des règles tarifaires. Ce montant s'applique au testament authentique, au testament mystique, au codicille (modification d'un testament existant), au partage testamentaire et au testament-partage.

Avant la révision tarifaire, le même acte coûtait 115,39 € (arrêté du 26 février 2016, JORFTEXT000032115585). La légère baisse de 2,20 € résulte d'un ajustement technique du barème. Ces émoluments sont révisables périodiquement par le ministère de la Justice, en concertation avec le Conseil supérieur du notariat.

La rédaction, types et validité d'un testament obéit à des règles de forme strictes que le notaire maîtrise. L'émolument rémunère précisément cette sécurisation juridique : respect du formalisme de l'article 971 du Code civil, vérification de la capacité du testateur, conservation de la minute (l'original) pendant 100 ans.

Ce qui n'est pas inclus dans l'émolument de rédaction

L'émolument de 113,19 € couvre exclusivement la réception de l'acte et sa conservation. Plusieurs prestations font l'objet d'une facturation distincte, non réglementée ou encadrée par d'autres lignes tarifaires.

L'inscription au FCDDV (Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés) n'est pas comprise. Ce fichier national, géré par l'Association pour le Développement du Service Notarial, permet à tout notaire saisi d'une succession de savoir si le défunt avait rédigé un testament. Son coût est généralement modique, de l'ordre de quelques euros, mais varie selon les études.

Les copies authentiques (ou expéditions) sont facturées en sus. Si vous souhaitez conserver un exemplaire exécutoire chez vous, le notaire vous facturera cette copie. Les frais de déplacement, lorsque le notaire se rend au domicile du testateur (personne hospitalisée, à mobilité réduite), relèvent d'honoraires libres à convenir au préalable. Enfin, si le testament comporte des clauses complexes nécessitant un temps de rédaction exceptionnellement long, le notaire peut facturer des honoraires de consultation, distincts de l'émolument.

Testament authentique vs testament olographe : comparaison des coûts réels

Le débat entre testament authentique et testament olographe se résume souvent à une question de prix. L'olographe est présenté comme « gratuit », l'authentique comme « payant ». Cette vision binaire masque des coûts indirects et des risques juridiques qui, sur le long terme, peuvent rendre l'olographe bien plus onéreux qu'un acte notarié.

Les trois formes de testament reconnues par le Code civil (olographe, authentique, mystique) n'offrent pas le même niveau de sécurité juridique. L'analyse comparative doit intégrer le coût de rédaction, le coût de conservation, le risque de nullité et le coût d'un éventuel contentieux successoral. Le rôle et les frais du notaire en succession illustrent pourquoi un testament bien rédigé réduit les conflits entre héritiers.

Testament authentique : l'émolument de rédaction

Le testament authentique est reçu par deux notaires ou par un notaire assisté de deux témoins, conformément à l'article 971 du Code civil. Le testateur dicte ses volontés au notaire, qui les met en forme dans un acte authentique. Cet acte fait pleine foi jusqu'à inscription de faux : sa force probante est quasi absolue.

L'émolument de 113,19 € (article A444-58 du Code de commerce) inclut la rédaction, la lecture de l'acte au testateur, la signature par toutes les parties (testateur, notaire(s), témoins) et la conservation de la minute pendant 100 ans à l'étude. Le testament est automatiquement inscrit au FCDDV, ce qui garantit qu'il sera retrouvé au décès. La sécurité juridique est maximale : une contestation pour vice de forme est extrêmement difficile, car le notaire a vérifié la capacité du testateur et le respect du formalisme.

Testament olographe : rédigé sans frais, mais attention aux pièges

Le testament olographe doit être entièrement écrit, daté et signé de la main du testateur (article 970 du Code civil). Aucun notaire n'intervient à ce stade : la rédaction est gratuite. Cette apparente gratuité séduit, mais elle comporte plusieurs angles morts financiers.

Premier écueil : le testament olographe mal rédigé peut être annulé. Une date incomplète, une signature ambiguë, des dispositions imprécises ou contradictoires, l'usage d'une langue que le testateur ne maîtrise pas (Cour de cassation, chambre criminelle, 24 juin 2021, pourvoi n° 20-84.252) : autant de motifs de nullité. Les frais de notaire en succession incluent alors le coût d'un contentieux qui peut atteindre plusieurs milliers d'euros.

Deuxième écueil : la conservation. Si vous confiez votre testament olographe à un notaire pour garde, un émolument distinct s'applique (ligne 4 de l'article A444-58). L'inscription au FCDDV est également facturée. Un testament olographe conservé dans un tiroir risque de n'être jamais retrouvé après le décès, rendant vos dernières volontés inopérantes.

Testament mystique : le troisième type, peu connu

Le testament mystique (article 976 du Code civil) est rédigé par le testateur lui-même ou par un tiers, puis remis clos, cacheté et scellé au notaire en présence de deux témoins. Le contenu reste secret : le notaire ignore ce que contient le document.

Cette forme hybride est rare en pratique. Son émolument de rédaction est identique à celui du testament authentique : 113,19 €. Le principal intérêt du testament mystique réside dans la confidentialité absolue du vivant du testateur. Mais le risque de nullité pour vice de forme est plus élevé que pour le testament authentique, car le notaire ne vérifie pas le contenu. Le testament mystique n'est pas une forme « dépassée » juridiquement, mais sa complexité procédurale le rend peu usité.

Frais annexes : ce que votre notaire peut facturer en plus

Au-delà des 113,19 € d'émolument, plusieurs postes de frais s'ajoutent systématiquement ou occasionnellement. Ces montants ne sont pas toujours explicités lors du premier rendez-vous, car ils dépendent des choix du testateur et de la complexité du dossier. Le notaire est tenu de vous remettre un devis détaillé avant toute prestation dont le coût dépasse un certain seuil, conformément au Code de commerce.

Les frais annexes se répartissent en trois catégories : les frais obligatoires liés à la publicité du testament (inscription FCDDV), les frais optionnels (copies, déplacements), et les frais techniques (TVA, débours). Chaque étude applique sa propre grille pour les prestations non réglementées.

L'inscription au FCDDV : pourquoi et combien ?

Le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés (FCDDV) est un registre national informatisé qui recense tous les testaments reçus par les notaires français. Créé en 1975, il contient aujourd'hui plusieurs millions de déclarations. Lorsqu'une succession s'ouvre, le notaire chargé du règlement successoral interroge obligatoirement ce fichier pour vérifier si le défunt avait rédigé un testament.

L'inscription au FCDDV est automatique pour un testament authentique : le notaire y procède dans les jours qui suivent la signature. Pour un testament olographe déposé chez un notaire, l'inscription est également effectuée. Le coût de cette inscription est modique (quelques euros) mais s'ajoute à l'émolument. L'interrogation du fichier après un décès coûte environ 18 €, frais inclus dans le règlement de la succession. Le règlement des droits et frais de succession détaille l'ensemble de ces coûts post-décès.

Copies, TVA et autres débours

La TVA au taux de 20 % est déjà incluse dans l'émolument de 113,19 €. Aucune surprise de ce côté. En revanche, les copies authentiques (appelées « expéditions » ou « grosses ») sont facturées séparément. Le barème des copies est également réglementé : comptez quelques euros par page.

Les frais de déplacement constituent le poste le plus variable. Si le notaire doit se rendre à l'hôpital, en maison de retraite ou au domicile du testateur, des honoraires de déplacement sont facturés librement. Le montant dépend de la distance parcourue et du temps passé. Ces honoraires doivent faire l'objet d'une convention préalable écrite. Pour une personne en fin de vie souhaitant tester en urgence, le déplacement peut être organisé sous 24 à 48 heures, moyennant des honoraires majorés.

Testament devant notaire : la procédure étape par étape

Rédiger un testament authentique suit une procédure précisément encadrée par le Code civil. Connaître ces étapes permet d'arriver préparé au rendez-vous et d'éviter toute déconvenue. Le formalisme de l'article 971 du Code civil n'est pas une contrainte arbitraire : il vise à protéger le testateur contre les pressions et à garantir l'expression libre et éclairée de ses dernières volontés.

La procédure se déroule en trois phases : la préparation en amont (réflexion personnelle, rassemblement des documents), la réception de l'acte (rendez-vous avec dictée, rédaction, lecture, signature), et l'après-signature (inscription FCDDV, conservation). Chaque phase répond à des exigences légales précises.

Quels documents apporter chez le notaire ?

Le notaire a besoin de plusieurs documents pour établir votre identité et rédiger un testament adapté à votre situation patrimoniale et familiale. Préparez avant le rendez-vous : votre pièce d'identité en cours de validité (carte nationale d'identité ou passeport), votre livret de famille ou un extrait d'acte de naissance de moins de trois mois, votre contrat de mariage ou de PACS le cas échéant, et un justificatif de domicile récent.

Pour le volet patrimonial, rassemblez les références de vos biens immobiliers (adresse, cadastre, estimation), vos relevés de comptes bancaires et contrats d'assurance-vie, ainsi que les coordonnées des bénéficiaires pressentis (nom, prénom, date de naissance, adresse). Plus ces informations sont précises, plus le notaire pourra rédiger un acte clair et éviter des difficultés d'interprétation lors du règlement de la succession.

Le rôle des deux témoins ou du second notaire

L'article 971 du Code civil dispose que le testament par acte public est reçu « par deux notaires ou par un notaire assisté de deux témoins ». Cette exigence garantit l'authenticité de l'acte et protège contre les risques de captation ou d'abus de faiblesse.

Les témoins doivent être majeurs, capables juridiquement (pas sous tutelle ou curatelle) et ne pas être bénéficiaires du testament. Ils ne peuvent pas être parents ou alliés du notaire jusqu'au degré d'oncle et de neveu. Dans la pratique, la plupart des études notariales font appel à des collaborateurs de l'office (clercs, assistants) qui remplissent cette fonction. Si vous préférez venir avec vos propres témoins, vérifiez au préalable qu'ils remplissent les conditions légales. Le recours à un second notaire plutôt qu'à deux témoins peut légèrement majorer le coût total, car ce confrère perçoit une part de l'émolument.

Délai de rédaction et remise de l'acte

La rédaction d'un testament authentique peut être réalisée en un seul rendez-vous d'une heure environ si votre situation patrimoniale est simple et vos volontés claires. Le testateur dicte ses dispositions au notaire, qui les met en forme. L'acte est ensuite lu à haute voix au testateur en présence des témoins ou du second notaire, puis signé par toutes les parties.

Pour les situations plus complexes (patrimoine international, clauses démembrement, fiducie, substitution), un second rendez-vous peut être nécessaire. Le délai entre le premier contact et la signature de l'acte est généralement d'une à deux semaines. L'original (la minute) reste conservé à l'étude notariale pendant 100 ans avant d'être versé aux archives départementales. Le testateur repart avec une copie authentique et la certitude que ses volontés sont en sécurité.

Cas particuliers : PACS, partage testamentaire et exécuteur testamentaire

Certaines situations familiales ou patrimoniales appellent une vigilance renforcée. Les partenaires de PACS, contrairement aux conjoints mariés, ne sont pas héritiers réservataires : en l'absence de testament, le partenaire survivant n'hérite de rien. Le testament-partage permet d'organiser la répartition des biens entre héritiers de son vivant, réduisant les risques de conflit. Enfin, l'exécuteur testamentaire veille à l'application des dernières volontés.

Ces dispositifs s'inscrivent dans une stratégie successorale globale. Le notaire vous aide à articuler testament, donation-partage, assurance-vie et clauses de préciput pour optimiser la transmission de votre patrimoine.

Testament et PACS : une précaution souvent oubliée

Le PACS ne confère aucun droit successoral automatique. L'article 515-6 du Code civil prévoit une vocation successorale uniquement si un testament le stipule expressément. Sans testament, le partenaire pacsé survivant n'est pas héritier : il ne reçoit rien, sauf à être désigné comme bénéficiaire d'une assurance-vie ou à être propriétaire en indivision des biens acquis ensemble.

Rédiger un testament chez le notaire (113,19 €) permet de désigner votre partenaire de PACS comme légataire. Le barème des droits de succession applicable diffère toutefois de celui des conjoints mariés : le partenaire pacsé bénéficie d'une exonération totale de droits de succession depuis la loi du 21 août 2007, mais uniquement pour la part qu'il reçoit par succession ou par testament. Cette exonération est soumise à conditions : le PACS doit être en vigueur au jour du décès et le testament doit être antérieur au décès.

Exécuteur testamentaire : une mission légalement gratuite

La mission d'exécuteur testamentaire est gratuite par principe, en vertu des articles 1025 à 1034 du Code civil. L'exécuteur testamentaire veille à l'exécution des volontés du défunt : il fait procéder à l'inventaire de la succession, provoque la vente des biens si nécessaire, et s'assure que les legs sont délivrés aux bénéficiaires désignés.

Cette gratuité légale connaît une exception : le testateur peut prévoir une « libéralité à titre particulier eu égard aux facultés du disposant et aux services rendus » (article 1033-1 du Code civil). Il peut s'agir d'un legs rémunératoire, par exemple un bien ou une somme d'argent, en contrepartie de la charge assumée. Cette disposition doit être expressément prévue dans le testament. Le notaire vous conseillera sur la rédaction de cette clause si vous souhaitez gratifier votre exécuteur testamentaire.

Vaut-il mieux rédiger son testament seul ou passer par un notaire ?

La réponse dépend de la complexité de votre situation patrimoniale et familiale, non d'une hiérarchie absolue entre les deux formes de testament. Chaque option présente des avantages et des limites qu'il faut évaluer à l'aune de vos objectifs.

Le testament olographe est adapté lorsque votre patrimoine est simple (un bien immobilier, quelques comptes bancaires) et que vos héritiers réservataires (enfants, conjoint marié) sont clairement identifiés. Sa gratuité est réelle à la rédaction. Mais vous devez impérativement respecter les conditions de l'article 970 du Code civil (écriture manuscrite intégrale, date, signature) et veiller à sa conservation dans des conditions qui garantissent sa découverte après votre décès.

Le testament authentique s'impose dans plusieurs cas de figure : patrimoine complexe (biens à l'étranger, sociétés, œuvres d'art), bénéficiaires hors famille (concubin, partenaire de PACS, amis, associations), clauses atypiques (démembrement, substitution, fiducie), situation de vulnérabilité (risque médical de contestation pour insanité d'esprit), ou volonté de prévenir tout conflit futur entre héritiers. L'émolument de 113,19 € représente le coût de cette sécurité juridique. Une annulation contentieuse de testament olographe peut coûter plusieurs milliers d'euros en frais de justice.

Entre les deux, une voie médiane existe : rédiger un modèle de testament olographe puis le faire vérifier et déposer chez un notaire. Le coût se limite alors à l'émolument de garde et à l'inscription au FCDDV, sans l'émolument de rédaction. Quelle que soit l'option retenue, un avocat spécialisé en droit des successions peut vous éclairer sur les conséquences juridiques de vos choix patrimoniaux.

Fiche pratique

Émolument de rédaction (testament authentique, mystique ou codicille)113,19 € TTC (article A444-58 du Code de commerce, arrêté du 29 janvier 2024)
Ancien tarif (arrêté du 26 février 2016)115,39 €
TVA applicable20 % (incluse dans l'émolument)
Forme du testament authentiqueArticle 971 du Code civil : deux notaires ou un notaire + deux témoins
Testament olographeArticle 970 du Code civil : écrit, daté et signé de la main du testateur
Testament mystiqueArticle 976 du Code civil : remis clos et scellé au notaire
Exécuteur testamentaireArticles 1025 à 1034 du Code civil : mission gratuite par défaut
FCDDV (inscription ou interrogation)Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés, interrogation post-décès environ 18 €
Conservation de la minute100 ans à l'étude notariale
Juridiction compétente en cas de contestationTribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession
Contact officielChambre départementale des notaires ou site notaires.fr

Sources

Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.

Questions sur la succession

Quel est le prix moyen d'un testament notarié ?

Le prix d'un testament notarié (testament authentique) est de 113,19 € TTC pour l'émolument de rédaction, fixé par l'article A444-58 du Code de commerce. Ce tarif réglementé est identique dans toutes les études notariales de France. Des frais annexes s'ajoutent : inscription au FCDDV (quelques euros), copies authentiques et éventuels frais de déplacement.

Quels sont les 3 types de testaments reconnus en France ?

Le Code civil reconnaît trois formes de testament. Le testament olographe (article 970) : entièrement écrit, daté et signé de la main du testateur, sans notaire. Le testament authentique (article 971) : reçu par deux notaires ou un notaire assisté de deux témoins, avec un émolument de 113,19 €. Le testament mystique (article 976) : rédigé par le testateur puis remis clos et scellé au notaire, également 113,19 €.

Quel document apporter chez le notaire pour faire son testament ?

Prévoyez votre pièce d'identité, un extrait d'acte de naissance de moins de trois mois, votre livret de famille ou contrat de mariage/PACS, un justificatif de domicile, et les références de vos biens (immobilier, comptes bancaires, assurances-vie). Les coordonnées complètes des bénéficiaires (nom, prénom, date de naissance, adresse) sont également nécessaires.

Le testament olographe est-il vraiment gratuit ?

La rédaction d'un testament olographe est gratuite puisqu'elle ne nécessite pas l'intervention d'un notaire. En revanche, son dépôt chez un notaire pour conservation génère un émolument de garde distinct (régi par l'article A444-58 du Code de commerce) et l'inscription au FCDDV est facturée. Un testament olographe mal rédigé peut surtout coûter cher : une nullité pour vice de forme entraîne des frais de contentieux successoral de plusieurs milliers d'euros.

Comment interroger le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés après un décès ?

Seul un notaire peut interroger le FCDDV. Lors du règlement d'une succession, le notaire saisi procède obligatoirement à cette interrogation pour vérifier si le défunt avait enregistré un testament. Le coût est d'environ 18 €, intégré aux frais de règlement successoral. Un particulier ne peut pas interroger directement ce fichier.