
Augmentation des frais de notaire en 2026 : causes, montants et impact
Pourquoi les frais de notaire augmentent en 2026 ? DMTO à 6,32 %, loi de finances, départements concernés : tout ce qui change, chiffres officiels à l'appui.

L'augmentation des frais de notaire en 2026 provient principalement de la faculté donnée aux départements par la loi de finances (LOI n° 2026-103) d'augmenter la taxe départementale. Le taux global des Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) peut ainsi passer d'environ 5,81 % à 6,32 % du prix de vente.
L'augmentation des frais de notaire en 2026 est une réalité pour de nombreux acheteurs, mais elle ne provient pas du notaire lui-même. La cause principale est la faculté offerte aux départements par la loi de finances de relever leur part des droits de mutation (DMTO). Cette hausse, qui porte le taux global de taxation d'environ 5,81 % à près de 6,32 % du prix de vente, a un impact direct et chiffrable sur le budget global d'une acquisition immobilière, principalement dans l'ancien.
En bref
- L'augmentation provient d'une taxe départementale (DMTO), et non de la rémunération du notaire.
- La Loi de finances n° 2026-103 du 19 février 2026 autorise les départements à augmenter leur taux.
- Le taux global des taxes peut atteindre environ 6,32 % du prix de vente dans la majorité des cas.
- Cette hausse ne s'applique pas aux successions ni aux donations, qui ont un régime fiscal différent.
- Les achats dans le neuf (VEFA) bénéficient de frais de notaire réduits, moins impactés par la hausse.
Comparatif en un coup d'œil
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| Profil du département | Taux départemental (part du département) | Taxe communale (ou intercommunale) | Frais d'assiette (prélèvement de l'État) | Taux global de DMTO applicable |
|---|---|---|---|---|
| Majorité des départements (taux maximal) | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Départements restés au taux normal (ex: Isère, Morbihan) | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Cas spécifique (ex: Indre) | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
Pourquoi les frais de notaire augmentent en 2026 : la mécanique législative
Contrairement à une idée reçue, la hausse des "frais de notaire" en 2026 ne signifie pas que les notaires ont augmenté leur rémunération. Le mécanisme est purement fiscal et trouve son origine dans une décision législative de l'État, mise en application par les collectivités locales. La chaîne de causalité est précise : la loi de finances pour 2026 a ouvert la possibilité pour les conseils départementaux de voter une augmentation de leur principale taxe sur les transactions immobilières.
Ce que l'on appelle communément "frais de notaire" est en réalité un agrégat composé à plus de 80 % de taxes collectées pour le compte de l'État et des collectivités. Le reste se répartit entre les émoluments du notaire (sa rémunération réglementée), les débours (sommes avancées pour le client) et les frais de formalités. L'augmentation de 2026 ne concerne que la partie fiscale, et plus spécifiquement les Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO).
Pour bien comprendre cette situation et anticiper vos dépenses, il est essentiel de maîtriser le calcul des frais de notaire en 2026.
La loi de finances 2026 : ce qu'elle autorise exactement
Le texte clé est la LOI n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Ce texte a pérennisé une faculté, initialement temporaire, pour les conseils départementaux : celle de relever le plafond du taux de leur taxe de publicité foncière ou droits d'enregistrement de 4,50 % à 5,00 %. Il ne s'agit pas d'une obligation nationale, mais d'une option laissée à la discrétion de chaque département.
La majorité des départements ont saisi cette opportunité pour augmenter leurs recettes fiscales, confrontés à de nouvelles charges. Le vote de cette augmentation par une délibération du conseil départemental rend la hausse effective sur son territoire. En l'absence de vote, le département conserve l'ancien taux. C'est ce qui explique les disparités observées sur le territoire français. L'arrêté du 25 février 2026 fixant les tarifs des notaires, quant à lui, concerne la rémunération de l'officier public et n'est pas la cause de cette augmentation fiscale.
DMTO, taxe départementale, frais de formalités : qui perçoit quoi ?
Pour comprendre l'impact sur votre budget, il faut décomposer les frais d'acquisition. Ces derniers incluent principalement :
- Les droits et taxes : C'est la part la plus importante, reversée au Trésor Public. Elle se compose de la taxe départementale (la part qui augmente), de la taxe communale (généralement 1,20 %) et d'un prélèvement de l'État pour frais d'assiette et de recouvrement (calculé sur le montant de la taxe départementale). L'ensemble forme les DMTO.
- Les émoluments du notaire : Il s'agit de la rémunération réglementée de l'office notarial pour la rédaction des actes (acte de vente, etc.). Elle est calculée via un barème proportionnel au prix du bien, fixé au niveau national par l'État (articles A444-53 et suivants du Code de commerce).
- Les débours et formalités : Ce sont les sommes que le notaire avance pour le compte de son client afin de rémunérer les différents intervenants et payer le coût des documents nécessaires (documents d'urbanisme, publication de la vente, etc.). Ces frais sont remboursés par le client à l'euro près.
L'augmentation de 2026 provient donc quasi exclusivement du premier poste : les droits et taxes perçus par les collectivités.
Cette décomposition est cruciale pour comprendre le rôle du notaire dans une succession par exemple, et savoir à quoi correspondent les sommes que vous versez.
Quels départements ont augmenté les frais de notaire et de combien ?
L'augmentation des DMTO n'est pas uniforme sur tout le territoire. La décision appartenant à chaque conseil départemental, une carte de France des frais de notaire se dessine avec des zones où le taux est maximal et d'autres, plus rares, où il reste à l'ancien niveau. Au 22 août 2026, la grande majorité des départements a opté pour le taux le plus élevé.
Pour un acheteur, cette différence peut représenter plusieurs centaines, voire milliers d'euros d'écart sur le budget total d'acquisition. Avant de vous lancer, il est donc essentiel de vérifier le taux en vigueur dans le département où vous souhaitez acheter. Cette information est généralement disponible auprès de la chambre des notaires locale ou directement auprès de votre notaire. Les départements ayant maintenu le taux normal de 4,50 % sont désormais minoritaires. Parmi eux, on retrouve historiquement l'Indre, l'Isère, le Morbihan et Mayotte, mais cette liste peut évoluer au gré des décisions politiques locales.
💡 À noter : Cette disparité territoriale est un facteur à prendre en compte dans le calcul de votre capacité d'emprunt et de votre apport personnel, surtout si votre projet d'achat est flexible géographiquement.
Tableau des taux DMTO par profil de département en 2026
En effet, la connaissance du taux des frais de notaire en 2026 est primordiale pour toute estimation.
Afin d'y voir plus clair, voici la structure des Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) selon la décision du département. Ces taux s'appliquent sur le prix de vente du bien immobilier.
(Les données ci-dessous sont présentées via un comparateur interactif qui détaille la composition du taux global de DMTO pour chaque profil de département.)
La différence visible, de 5,81 % à 6,32 %, peut sembler minime en pourcentage, mais elle a un impact financier non négligeable sur le montant final que l'acheteur doit débourser. Pour un bien à 300 000 €, cet écart représente 1 530 € de taxes supplémentaires.
Erreur courante : supposer que tous les départements appliquent le même taux
L'erreur la plus fréquente pour un futur acquéreur est de se baser sur un simulateur national ou un pourcentage moyen sans vérifier la réalité locale. Beaucoup découvrent tardivement que le département de leur future résidence a voté le taux maximal, ce qui peut déséquilibrer un plan de financement déjà tendu.
⚠️ Attention : Les pourcentages moyens de "7 à 8 % de frais de notaire" sont des ordres de grandeur. Seul le calcul basé sur le taux de DMTO exact du département concerné et sur le prix de vente précis est fiable. N'hésitez pas à demander une simulation détaillée à votre notaire en amont de la signature du compromis de vente.
Cette variation souligne l'importance du conseil notarial : le notaire a l'obligation de vous informer du montant exact des taxes applicables à votre projet. La hausse n'est pas une fatalité, mais elle doit être anticipée pour éviter toute mauvaise surprise. Connaître ce détail peut aussi, à la marge, devenir un argument de négociation sur le prix du bien.
Cas pratique chiffré : quel surcoût réel selon votre profil d'acheteur en 2026 ?
Pour bien mesurer les conséquences de cette hausse fiscale, rien ne vaut des exemples concrets. Le surcoût dépend non seulement du département mais aussi de la nature du bien que vous achetez : un logement ancien ou un logement neuf (vente en l'état futur d'achèvement - VEFA). L'impact n'est absolument pas le même.
Nous allons simuler l'achat d'un bien d'une valeur de 250 000 € dans deux scénarios distincts : l'acquisition d'un appartement ancien dans un département ayant appliqué la hausse maximale, et l'achat d'un appartement neuf (VEFA) au même prix. Les calculs ci-dessous sont des estimations destinées à illustrer l'impact ; seul le décompte final du notaire fait foi. Ils incluent les taxes (DMTO), les émoluments proportionnels du notaire selon le barème officiel des taux de frais de notaire 2026, et une estimation des débours.
Scénario 1 : achat d'un bien ancien à 250 000 € : avant et après la hausse
Prenons le cas d'un appartement existant, acheté 250 000 €.
Avant la hausse (département à taux de DMTO de 5,81 %) :
- Taxes (DMTO) : 250 000 € x 5,81 % = 14 525 €
- Émoluments du notaire (estimation) : environ 2 800 € TTC
- Débours et formalités (estimation) : environ 1 200 €
- Total des frais d'acquisition : environ 18 525 € (soit 7,41 % du prix)
Après la hausse (département à taux de DMTO de 6,32 %) :
- Taxes (DMTO) : 250 000 € x 6,32 % = 15 800 €
- Émoluments du notaire (identiques) : environ 2 800 € TTC
- Débours et formalités (identiques) : environ 1 200 €
- Total des frais d'acquisition : environ 19 800 € (soit 7,92 % du prix)
Dans ce scénario très courant, le surcoût direct pour l'acheteur est de 1 275 €. Cette somme vient s'ajouter à l'apport personnel et n'est généralement pas finançable par le prêt bancaire. C'est l'illustration parfaite de l'impact de l'augmentation des frais de notaire en 2026 sur le pourcentage exact des frais de notaire dans l'ancien en 2026.
Scénario 2 : achat en VEFA : pourquoi les frais restent plus bas
Acheter un logement neuf ou en VEFA coûte beaucoup moins cher en frais d'acquisition. La raison est purement fiscale : l'État encourage la construction en appliquant une taxe de publicité foncière très réduite, de l'ordre de 0,715 % du prix de vente HT. La hausse des DMTO ne concerne pas ce régime spécifique.
Pour un appartement neuf de 250 000 € :
- Régime fiscal du neuf (TVA à 20 % incluse) :
- Taxe de publicité foncière : 250 000 € / 1,2 x 0,715 % = environ 1 490 €
- Émoluments du notaire (estimation, calculés sur le prix TTC) : environ 2 800 € TTC
- Débours et formalités (estimation) : environ 1 500 €
- Total des frais d'acquisition : environ 5 790 € (soit 2,3 % du prix)
Le coût total est presque 3,5 fois moins élevé que pour un bien ancien dans un département à taux majoré. L'augmentation des DMTO a donc un impact nul sur les achats en VEFA, ce qui peut rendre ces projets comparativement plus attractifs d'un point de vue financier en 2026.
Primo-accédants : une réduction partielle possible selon le département
Certains départements ont mis en place des dispositifs d'aide pour les primo-accédants, qui peuvent prendre la forme d'un abattement ou d'une réduction sur les droits de mutation. Ces aides sont toutefois devenues rares et sont soumises à des conditions strictes (ressources, type de logement, engagement de résidence principale).
Par exemple, un département pourrait décider d'appliquer un abattement sur l'assiette taxable pour les primo-accédants, réduisant ainsi le montant des DMTO à payer. Certaines aides peuvent aller jusqu'à une réduction de 50 % des droits dus.
📌 Important : Ces dispositifs ne sont pas nationaux et relèvent de la politique locale. Si vous êtes primo-accédant, il est impératif de vous renseigner directement auprès du conseil départemental ou de votre ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement) pour savoir si une aide existe et si vous y êtes éligible.
Frais de notaire pour une succession en 2026 : la hausse s'applique-t-elle ?
Si vous vous trouvez dans cette situation, il est crucial de comprendre les spécificités des frais de notaire pour une succession et leur calcul.
Une question fréquente des héritiers concerne l'impact de cette augmentation fiscale sur le règlement d'une succession. La réponse est claire : la hausse des Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) ne s'applique pas aux frais de notaire dans le cadre d'une succession. La raison tient à la nature même de la transmission du patrimoine.
Le droit fiscal opère une distinction fondamentale entre les mutations "à titre onéreux" (une vente, qui implique une contrepartie financière) et les mutations "à titre gratuit" (une succession ou une donation, sans contrepartie). Les DMTO, comme leur nom l'indique, ne taxent que la première catégorie. Le règlement d'un héritage est soumis à un autre régime fiscal et à des frais spécifiques, qui obéissent à leur propre barème. Il est donc crucial de ne pas confondre les deux situations. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre guide sur le calcul des frais de notaire pour une succession.
DMTO et successions : deux régimes fiscaux distincts
La fiscalité d'une succession est régie par les "droits de succession". Ces droits sont calculés sur la valeur du patrimoine transmis, après application d'abattements qui dépendent du lien de parenté entre le défunt et l'héritier. Par exemple, un enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 €. C'est sur l'actif net taxable (après abattement) que s'applique un barème progressif.
Les DMTO, eux, sont une taxe sur les transactions immobilières. Ils sont assis sur le prix de vente et payés par l'acquéreur. Les deux impôts ne se cumulent jamais pour un même bien lors d'une même opération : une vente est soumise aux DMTO, une succession aux droits de succession. Par conséquent, la décision des départements de relever leur taux de DMTO en 2026 est sans effet sur le montant des impôts que vous paierez en héritant d'un bien immobilier.
Le barème des émoluments notariaux en 2026 après l'arrêté du 25 février
Dans ce contexte, connaître les frais de notaire pour succession devient essentiel.
Si la fiscalité est différente, les émoluments du notaire pour une succession sont également spécifiques. Ils ne sont pas calculés comme pour une vente, mais sur la base d'actes particuliers : l'acte de notoriété, l'inventaire (s'il y en a un), et surtout l'attestation de propriété immobilière, qui constate le transfert de propriété du défunt aux héritiers.
Le tarif de ces actes est fixé par l'arrêté du 25 février 2026, le même texte qui réglemente les émoluments de vente. Cet arrêté a pu ajuster les barèmes, mais ces ajustements sont déconnectés de la hausse des DMTO. Le coût d'intervention du notaire dans une succession dépend de la complexité du dossier et de la valeur de l'actif successoral, mais il n'est en aucun cas influencé par le taux de la taxe départementale sur les ventes.
Si vous avez des doutes sur un dossier en cours, sachez qu'il est possible de changer de notaire en cours de succession.
Ce que vous pouvez faire pour limiter l'impact de la hausse
Bien que la part fiscale des frais d'acquisition soit largement subie, il existe quelques leviers légaux pour tenter de réduire la facture finale. Ces optimisations, bien que marginales, peuvent représenter des économies appréciables sur des projets immobiliers importants. Il est essentiel de les aborder avec votre notaire en amont de la signature.
Ces stratégies ne permettent pas de négocier les taxes elles-mêmes, qui sont fixées par la loi et dues au Trésor Public. Elles visent plutôt à réduire l'assiette de calcul de ces taxes ou à bénéficier des remises encadrées par la réglementation. Chaque piste doit être validée au cas par cas pour s'assurer de sa conformité avec les règles fiscales et légales. L'anticipation est la clé pour pouvoir mettre en œuvre ces quelques astuces. Vous pouvez utiliser un simulateur pour calculer vos frais de notaire en 2026 et évaluer l'impact de ces leviers.
Les leviers pour réduire les frais d'acquisition
Ces derniers sont particulièrement pertinents pour estimer le pourcentage exact des frais de notaire dans l'ancien en 2026.
Voici les principales stratégies à considérer pour alléger le poids des frais d'acquisition en 2026 :
Déduire la valeur du mobilier : Si le bien est vendu avec des meubles (cuisine équipée, électroménager, etc.), leur valeur peut être déduite du prix de vente pour le calcul des frais de notaire. Il faut lister chaque meuble et lui attribuer une valeur vénale juste (factures à l'appui si possible). Cette valeur est ensuite soustraite du prix du bien avant application des taxes. L'économie porte sur les 6,32 % (ou 5,81 %) de DMTO appliqués sur le montant déduit. L'administration fiscale peut contrôler la vraisemblance des valeurs déclarées.
Ventiler les frais d'agence : Si vous passez par une agence immobilière et que le mandat de recherche stipule que les honoraires sont à la charge de l'acquéreur ("mandat de recherche"), ces frais ne sont pas inclus dans le prix de vente servant de base au calcul des frais de notaire. Si les frais sont à la charge du vendeur, ils sont inclus dans le prix et donc soumis aux DMTO.
Négocier une remise sur les émoluments : Pour les transactions immobilières importantes, la loi autorise les notaires à accorder une remise sur leur rémunération. Depuis le 1er janvier 2021 (loi Macron), cette remise peut atteindre 20 % et s'applique uniquement sur la part des émoluments calculée sur les tranches du prix de vente supérieures à un seuil fixé par décret. Cette remise est une faculté, pas une obligation pour le notaire.
Se renseigner sur les aides locales : Comme mentionné, les primo-accédants ou les acheteurs de logements dans certains périmètres (rénovation urbaine, etc.) peuvent parfois bénéficier d'aides ou d'abattements fiscaux locaux. Un passage à l'ADIL de votre département est une étape utile.
Sources
Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.
Questions sur la succession
Quel est le tableau des frais de notaire pour 2026 ?
En 2026, les frais de notaire se composent de deux parties : les émoluments du notaire, fixés par un barème national (arrêté du 25 février 2026), et les taxes (DMTO). Le tableau des taxes varie selon les départements, avec un taux global pouvant atteindre 6,32 % du prix de vente dans la majorité des cas, contre environ 5,81 % dans ceux n'ayant pas voté la hausse.
Quels départements augmentent les frais de notaire ?
La majorité des départements métropolitains ont voté l'augmentation de leur part de taxe, portant le taux global des DMTO à environ 6,32 %. Cependant, cette hausse est une faculté et non une obligation. Quelques départements, comme l'Indre, l'Isère ou le Morbihan, maintenaient un taux inférieur à la dernière mise à jour, rendant l'acquisition d'un bien légèrement moins coûteuse sur le plan fiscal. Il est donc crucial de vérifier le taux appliqué dans le département de votre futur achat.
Qu'est-ce qui va augmenter en 2026 ?
En 2026, l'augmentation des "frais de notaire" concerne quasi exclusivement la part fiscale, appelée Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO). La loi de finances pour 2026 a autorisé les conseils départementaux à relever leur taux de taxe de 4,50 % à 5,00 %. La rémunération du notaire (émoluments) reste, elle, encadrée par un barème national.
Quelle est la prévision d'augmentation de la taxe foncière en 2026 ?
La taxe foncière et les frais de notaire (plus précisément les DMTO) sont deux impôts distincts. La loi de finances pour 2026 qui autorise la hausse des DMTO n'a pas d'impact direct sur la taxe foncière. L'évolution de cette dernière dépend des décisions des collectivités locales (communes, intercommunalités) et de la revalorisation annuelle des bases cadastrales, qui ne sont pas l'objet de cet article.
Les frais de notaire pour une succession sont-ils aussi touchés par la hausse de 2026 ?
Non, la hausse des DMTO votée par les départements en 2026 ne concerne que les ventes immobilières (mutations à titre onéreux). Les successions sont des mutations à titre gratuit. Elles ne sont pas soumises aux DMTO mais à des droits de succession et à des émoluments de notaire spécifiques, calculés selon un barème national distinct. Leur coût n'est donc pas directement impacté par cette augmentation fiscale.
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